Monde

L’Iran exempte l’Irak des restrictions du détroit d’Hormuz

Le détroit, d’une importance stratégique, transporte environ 20 % du pétrole mondial.

  • 4
  • 1:45 Min

Le Quartier général central de Khatam al-Anbiya, en Iran a annoncé aujourd’hui que l’Irak est exempté des restrictions imposées au détroit d’Hormuz, précisant que celles-ci ne concernent que les pays considérés comme hostiles.

Selon la chaîne Al-Manar, le commandement a affirmé dans un communiqué que le peuple irakien a adopté une position qualifiée de « sage et sincère » face aux États-Unis et à l’entité sioniste. Il a estimé que ses réactions avaient été « influentes et révolutionnaires » suite à ce qu’il a décrit comme le « martyre du Guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que d’autres martyrs ».

Le communiqué a ajouté que le peuple iranien « n’était pas seul », soulignant que le soutien et les positions des Irakiens ont constitué un facteur moral important dans la poursuite de ce qu’il qualifie de « lutte ».

Il a également affirmé que la position des Irakiens sera inscrite dans l’histoire, tout en réitérant que l’Irak est exclu des restrictions appliquées au détroit d’Hormuz, lesquelles visent uniquement les pays hostiles.

Le texte souligne par ailleurs le respect de la souveraineté irakienne, saluant ce qu’il décrit comme « la lutte des Irakiens face aux États-Unis », qu’il considère comme le reflet « d’une nation qui ne se soumet pas ».

Le communiqué indique aussi que les développements actuels pourraient offrir à l’Irak l’opportunité de mettre fin à la présence américaine sur son territoire, d’assurer une sécurité durable et de stopper ce qu’il qualifie de « pillage des richesses irakiennes ».

En conclusion, il affirme que les peuples iranien et irakien se tiennent « dans le même camp », exprimant sa confiance en une victoire dans ce qu’il qualifie de « bataille historique » contre les États-Unis et l’entité sioniste.

Il est à noter que l’Iran a commencé à restreindre le passage des navires commerciaux dans le détroit d’Hormuz après l’offensive américano-sioniste du 28 février dernier, ce qui a entraîné une forte hausse des prix de l’énergie, compte tenu de l’importance stratégique de ce passage par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.