Un centre palestinien de défense des droits humains a recensé 130 arrestations de femmes et de jeunes filles menées par les autorités de l’occupation sioniste en Cisjordanie et à Al-Qods occupée depuis le début de l’année en cours.
Le Centre palestinien d’études sur les prisonniers a indiqué, dans un communiqué, que les autorités d’occupation poursuivent leur politique de ciblage des femmes palestiniennes par les arrestations, les mauvais traitements et les interrogatoires sur le terrain, dans un contexte marqué par les conditions difficiles auxquelles sont confrontées les détenues dans les prisons de l’occupation.
Le centre a souligné que les arrestations de femmes palestiniennes ont fortement augmenté depuis le 7 octobre 2023, atteignant près de 800 cas. Selon lui, ces arrestations s’inscrivent dans une politique de représailles et de sanctions collectives, la majorité des cas reposant sur des accusations vagues, notamment liées à des publications sur les réseaux sociaux que l’occupation qualifie d’« incitation ».
Le centre a précisé que ces statistiques ne comprennent pas les femmes détenues originaires de la bande de Ghaza, en raison de l’absence d’une estimation réelle de leur nombre et de la poursuite du crime de disparition forcée dont elles sont victimes. Il a relevé que la libération, de temps à autre, d’une ou plusieurs prisonnières laisse supposer l’existence de détenues originaires de la bande de Ghaza dont l’identité demeure inconnue.
Le communiqué a également souligné que les campagnes d’arrestations ont visé des femmes âgées, des mineures, des femmes enceintes, des malades, des étudiantes universitaires, des journalistes et des femmes au foyer, ainsi que, plus particulièrement, les épouses et les sœurs de prisonniers et de martyrs.
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