Dans le contexte des récentes tensions régionales, les réseaux sociaux en Arabie saoudite ont de nouveau mis en avant les déclarations du président Abdelmadjid Tebboune concernant ce qu’il a qualifié de « jeu dangereux » mené par les Émirats arabes unis, exprimant des inquiétudes face aux politiques émiraties qui menacent la stabilité de la région et ciblent directement l’Algérie.
Ces déclarations ont affirmé que les Émirats arabes unis mènent des activités sans précédent visant à déstabiliser l’Algérie, notamment en soutenant des éléments hostiles à l’unité nationale et en intervenant auprès de la France pour faciliter leur installation sur son territoire, ce qui constitue une tentative manifeste d’atteinte à la souveraineté algérienne. Des informations officielles font état d’enquêtes en cours en France concernant le financement du mouvement terroriste « MAK ».
La question de savoir si l’Algérie rompra ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi se pose avec insistance. La réponse sera révélée par les jours à venir, d’autant plus que l’Algérie exprime un profond mécontentement face à des pratiques qui peuvent être qualifiées, au minimum, d’hostiles et qui n’ont aucun lien avec la fraternité arabe ni avec les relations historiques et le destin commun.
Dans un message clair, l’Algérie a réaffirmé que ses relations avec les Émirats arabes unis ne sont pas au beau fixe, contrairement à celles qu’elle entretient avec les autres pays arabes frères. Selon des sources informées, cela s’explique par des actes émiratis qui ne relèvent ni de la concertation ni du consensus arabe, mais qui mettent en danger les intérêts de la nation arabe et servent des agendas de fragmentation profitant uniquement à ses ennemis.
L’Algérie a déjà affirmé à plusieurs reprises qu’elle ne permettra à aucune partie de porter atteinte à sa souveraineté ou d’imposer des politiques du fait accompli à ses décisions souveraines, en particulier celles visant l’unité de son territoire et sa stabilité. Cette position a notamment été réitérée lors des réunions du Haut Conseil de sécurité, au cours desquelles l’Algérie a examiné les mouvements de certains pays de la région cherchant à déstabiliser le pays et à porter atteinte à son unité nationale.
Le président Abdelmadjid Tebboune a souligné que la souveraineté nationale est une ligne rouge et que les provocations répétées, sans citer nommément les pays concernés, ne resteront pas sans une réponse ferme. Tout en prônant la fraternité et la coexistence avec tous les États, l’Algérie ne tolérera aucun acte d’ingérence menaçant sa stabilité, que ce soit par le soutien à des éléments hostiles ou par des réseaux extérieurs finançant des projets séparatistes, en référence aux enquêtes en cours en France sur le mouvement terroriste « MAK ».
Tebboune a également affirmé que « l’Algérie n’éprouve aucune hostilité envers qui que ce soit, mais elle est forte de l’unité de son peuple et de la volonté de l’État, et elle avertit que la patience a ses limites face à toute tentative de lui porter atteinte. »
L’interrogation directe de l’Algérie sur les objectifs de ces politiques s’inscrit dans une surveillance étroite des démarches émiraties dans la région, alors que des indicateurs laissent penser que l’agressivité émanant d’Abou Dhabi a atteint un niveau intolérable et qu’il n’y a plus rien à attendre de ses dirigeants.
Depuis le Hirak l’Algérie n’a permis aucune ingérence étrangère dans ses affaires internes. Les tentatives d’imposer une influence sur la décision politique ou d’orienter l’économie algérienne n’ont pas abouti, grâce à la détermination de l’État à protéger ses intérêts et ses institutions nationales. Les défis actuels ne relèvent pas d’un simple différend diplomatique ou protocolaire, mais concernent des dossiers stratégiques majeurs liés à la souveraineté et à l’unité nationale.
Depuis des décennies, l’Algérie a choisi de rester en dehors de la logique des blocs, en adoptant une diplomatie calme mais ferme, qui ne transige ni sur la souveraineté ni sur l’exploitation du chaos. Ce choix, source de force sur le plan interne, est devenu au niveau régional un facteur de perturbation pour certaines parties habituées à étendre leur influence par l’argent, les médias et les réseaux d’influence, au premier rang desquelles figurent les Émirats arabes unis. Cela explique l’intensification des mouvements diplomatiques, médiatiques et de certaines campagnes virtuelles visant à brouiller l’opinion publique et à semer la confusion autour des politiques algériennes.
Dans ce contexte, des observateurs estiment que le ciblage émirati de tout ce qui est algérien dans le monde arabe ou en Europe, notamment en France, ne se fait pas nécessairement par des positions officielles déclarées, mais à travers des outils plus subtils : désinformation, fabrication de fausses nouvelles, récits parallèles, instrumentalisation de plateformes numériques pour diffuser le doute plutôt que l’information, financement de sondages orientés contre la présence algérienne, et tentatives constantes de mêler le permanent au conjoncturel. Ces pratiques constituent une réelle menace pour la stabilité de l’Algérie si elles ne sont pas traitées avec fermeté.
Concernant le rôle régional des Émirats arabes unis, l’Algérie ne cache ni officiellement ni populairement son rejet de la normalisation comme porte d’entrée à une recomposition de la région. Elle insiste sur la résolution des crises par le dialogue et non par la tutelle, tout en défendant les causes justes, en premier lieu les causes palestinienne et sahraouie, selon une logique d’État et non de transactions.
Ces positions ne s’accordent pas avec les politiques de certains pays, dont les Émirats arabes unis, qui tentent d’imposer leur influence dans l’ombre, tout en sachant que l’Algérie n’est pas un terrain fragile, que ses institutions sont solides et que sa mémoire politique, riche en expériences, la rend plus vigilante face aux tentatives d’infiltration, quels que soient les outils ou les façades employées.
Ce qui se déroule dans la région maghrébine, à l’instar du Golfe arabe, reflète un conflit de volontés : entre ceux qui cherchent à étendre leur influence par tous les moyens et ceux qui demeurent fidèles à leurs choix souverains.
Les données disponibles font état d’un rôle émirati visant à déstabiliser la région, à travers le soutien à des éléments algériens subversifs utilisés comme relais de propagande malveillante et de diffusion de fausses informations, ainsi que par des interventions auprès de capitales européennes pour faciliter leur séjour. À cela s’ajoutent les enquêtes en cours en France concernant le financement du mouvement terroriste « MAK », renforçant les soupçons de l’existence de réseaux de soutien extérieurs (sionistes, émiratis et marocains) œuvrant à des projets séparatistes menaçant l’unité nationale, comme cela a été observé en Somalie, au Yémen, au Soudan, en Libye et en Syrie.
En conclusion, l’Algérie n’éprouve aucune hostilité envers quiconque, mais elle avertit que la poursuite des politiques « complotistes » des Émirats arabes unis pourrait conduire les relations bilatérales à un point de non-retour, y compris l’éventualité d’une rupture diplomatique définitive.
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