L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a rendu public, ce lundi, le bilan provisoire de l’examen des dossiers de candidature aux élections des membres des Assemblées populaires communales (APC) et des Assemblées populaires de wilaya (APW), prévues le 28 novembre 2026. Au total, neuf listes ont été rejetées, dont trois listes communales et six listes de wilaya.
Selon un communiqué de l’ANIE, les trois listes communales rejetées ont été retenues parmi les 5 631 listes déposées à travers les communes du pays. Pour les élections des APW, six listes ont été rejetées sur les 434 déposées à l’échelle nationale. Ces rejets sont motivés par le non-respect de la condition relative aux formulaires de signatures et par des dossiers incomplets qui n’ont pas été complétés.
Concernant le profil des candidats aux élections des APC et des APW, le nombre de jeunes âgés de 40 ans ou moins s’élève à 87 995, soit 54,02 % de l’ensemble des candidats. Les femmes sont au nombre de 19 327, représentant 11,86 % du total. Par ailleurs, 78 959 candidats sont titulaires d’un diplôme universitaire, soit 48,48 % de l’ensemble des candidats.
S’agissant des candidats dont les dossiers ont été rejetés, l’ANIE a précisé qu’ils pouvaient introduire des recours devant les tribunaux administratifs. Le remplacement des candidats concernés est en cours auprès des coordinateurs de wilaya de l’Autorité, jusqu’au 28 octobre 2026.
L’ANIE a également détaillé les motifs de rejet des candidatures. Ceux-ci comprennent notamment l’absence des documents légalement requis, la non-inscription sur la liste électorale de la circonscription dans laquelle le candidat se présente, le fait de ne pas avoir atteint l’âge minimum de 23 ans le jour du scrutin, ainsi que le non-accomplissement du service national ou l’absence d’exemption.
Les rejets peuvent également être motivés par une condamnation définitive à une peine privative de liberté pour crime ou délit, sans réhabilitation, à l’exception des délits involontaires, ou par le défaut de régularisation de la situation fiscale, que ce soit par le paiement des impôts définitivement dus, leur rééchelonnement ou la preuve de la non-imposition.
Parmi les autres motifs figurent la réputation publique d’un candidat pour ses liens avec des milieux d’affaires suspects susceptibles d’influencer directement ou indirectement le libre choix des électeurs et le bon déroulement du processus électoral, ainsi que l’existence d’éléments portant atteinte au principe de moralisation de la vie politique et l’inéligibilité des catégories mentionnées à l’article 188 de la loi organique relative au régime électoral, modifiée et complétée.
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