Le sous-directeur de la formation doctorale au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Abdelraouf Zabouchi, a révélé au journal El Khabar les objectifs de l’orientation du ministère vers la “doctorat exceptionnelle”, soulignant qu’elle répond aux besoins économiques et sociaux du pays.
Zabouchi a expliqué que cette option permet également d’améliorer la visibilité des établissements universitaires, ce qui contribue à leur meilleur positionnement dans les classements mondiaux. Il a assuré que toutes les dispositions ont été prises pour le lancement des concours de doctorat, prévus entre le 20 et le 31 janvier 2026. Les établissements universitaires concernés disposeront d’un délai de cinq jours pour annoncer les résultats, et les nouveaux doctorants entameront leur formation immédiatement après l’achèvement des étapes postérieures à la publication des listes des admis, au plus tard fin février.
Le responsable n’a pas exclu l’organisation d’autres concours exceptionnels, si le besoin se fait sentir. Il a rappelé que l’arrêté ministériel du 29 novembre 2025, portant habilitation des établissements d’enseignement supérieur à assurer la formation du troisième cycle au sein des écoles doctorales, a mis l’accent sur la promotion de la visibilité, l’un des objectifs majeurs de la doctorat exceptionnelle. Cette démarche vise à rehausser le rang des universités algériennes dans les classements internationaux, à renforcer la formation doctorale et à consolider la présence de l’université algérienne sur les scènes académique nationale et internationale, la visibilité des établissements universitaires s’inscrivant dans la stratégie nationale.
S’agissant des établissements universitaires chargés de l’organisation de ces concours au sein des écoles doctorales, Zabouchi a précisé qu’il s’agit de cinq universités : l’Université de Sétif 1, l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediène, l’Université de Tlemcen, l’Université d’Annaba et l’Université de Sidi Bel Abbès, en coordination avec 13 grandes écoles et centres de recherche. Cette initiative s’inscrit dans une logique de synergie des savoirs dans les domaines de la recherche scientifique et de l’innovation, et constitue l’un des résultats des accords de jumelage conclus en avril 2025 sous la supervision du ministre de l’Enseignement supérieur. Cette coopération permettra aux universités d’excellence de tirer vers le haut les établissements partenaires, renforçant ainsi la compétitivité académique. Plus de 700 places pédagogiques seront ouvertes, réparties sur 18 filières, au sein des différentes écoles doctorales.
Selon le même responsable, ces filières ont été choisies sur la base des besoins nationaux, tant sur le plan économique que social, à l’instar de précédentes expériences de doctorats exceptionnels dans des domaines tels que les puces électroniques, l’informatique et le quantique. La liste actuelle comprend notamment : les mathématiques, la physique, la chimie, les sciences biologiques, les sciences alimentaires, la biotechnologie, le génie civil et le génie des procédés, des domaines jugés prioritaires dans les formations à finalité stratégique.
À ce titre, le représentant du ministère a salué la coordination avec la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique pour l’élaboration de la liste des filières requises.
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