Nation

Renforcement du cheptel : la race Ouled Djellal au cœur d’un projet prometteur

Un projet piloté par le Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger

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Le lancement officiel du réseau thématique de recherche sur la production et la santé animales a eu lieu aujourd’hui, à l’initiative des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche maritime, avec la participation du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger. Il s’agit du premier dossier sur lequel se penche ce conseil depuis sa création. Ce projet figure parmi les dossiers dont le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné la prise en charge et qu’il a inscrits parmi les priorités à traiter afin d’accroître la production animale, qui connaît un recul manifeste ces dernières années. L’augmentation de cette production constitue également une étape essentielle et urgente pour assurer la sécurité alimentaire du pays.

Le réseau thématique de recherche sur la production et la santé animales a été lancé aujourd’hui à l’École nationale supérieure agronomique, à Alger, sous la supervision du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, de la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche maritime, Souad Assous, ainsi que du docteur Mohamed Kakaoua, membre du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger et chercheur au Centre de recherche en agriculture et environnement de Rennes, en France.

Cette initiative marque ainsi le lancement de la première activité de terrain du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger. Cette démarche stratégique vise à mettre les compétences scientifiques nationales, établies en Algérie et à l’étranger, au service de projets de développement économique et social.

Dans son allocution, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a souligné que cette initiative constituait la pierre angulaire du lancement d’un vaste réseau thématique consacré à une question d’une importance et d’une sensibilité majeures : la sécurité et la souveraineté alimentaires nationales, à travers la production et la santé animales.

Ce réseau mobilise un ensemble de compétences scientifiques, avec la participation de 70 laboratoires et centres de recherche, de plus de 300 chercheurs et enseignants-chercheurs, ainsi que de plus de 100 doctorants.

Ces importantes ressources humaines et matérielles devront contribuer à la réalisation de plusieurs objectifs stratégiques, notamment la définition des priorités de recherche dans ce domaine, l’élaboration d’un programme de recherche universitaire et national adapté, la valorisation des résultats de la recherche scientifique, le renforcement de la prévention sanitaire animale et la consolidation de la coopération institutionnelle entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministère de l’Agriculture et le Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger.

Le ministre Baddari a précisé que les résultats de ces travaux seraient disponibles dans un délai maximal de six mois. Les conclusions et les résultats concrets issus de cette coopération devraient notamment comprendre des recommandations importantes, parmi lesquelles la création d’une nouvelle race ovine issue du croisement génétique entre les races Ouled Djellal et D’man, ainsi que le développement de trois types innovants d’aliments pour le bétail.

En conclusion, le ministre a souligné que ces efforts soutenus témoignaient de la volonté politique ferme du gouvernement algérien et du président de la République d’accorder la priorité absolue à la protection de la souveraineté et de la sécurité alimentaires du pays, à travers la valorisation du cheptel et le renforcement de la coopération institutionnelle.

De son côté, la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, Souad Assous, a indiqué que les milieux concernés attendaient les six mois nécessaires pour voir apparaître les premiers résultats de ces recherches et leur mise en application sur le terrain. Selon elle, cette démarche vise à impulser une transformation significative et réfléchie, fondée sur des critères de qualité, une répartition équitable des acquis et le développement de la production.

Les responsables de ce programme comptent sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs pour traduire les résultats de ces recherches en réalisations concrètes, au service de l’économie nationale et d’une sécurité alimentaire durable.

Pour sa part, le docteur Mohamed Kakaoua, membre du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger, a expliqué que ses travaux de recherche portaient principalement sur l’amélioration de la qualité de la production animale et de la viande, grâce à des recherches avancées en sciences musculaires, en biologie moléculaire et aux techniques de protéomique.

Il a précisé qu’une approche globale de la recherche scientifique exigeait d’établir des liens entre la santé animale, l’alimentation, les pratiques d’élevage et la génétique, afin d’améliorer la qualité du produit final destiné à la consommation.

Il a également souligné que les technologies modernes, notamment les analyses omiques, constituaient des outils d’aide et non une fin en soi. Elles visent à répondre aux exigences du marché et à améliorer les mécanismes de prise de décision des professionnels et des responsables.

Enfin, il a salué la coopération et la complémentarité sans précédent entre le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de l’Agriculture, estimant qu’elles reflétaient une nouvelle dynamique de recherche appliquée destinée à un large public de jeunes et de professionnels.