Nation

Tentatives de division entre l’Algérie et la Tunisie

Trois parties travaillent « de manière systématique » pour créer une fracture et faire échouer toutes les tentatives d’intégration, selon un général tunisien à la retraite

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Un général de l’armée tunisienne à la retraite a présenté une analyse sur le phénomène des tentatives de division entre les peuples d’Algérie, de Tunisie et de Mauritanie, d’un point de vue sécuritaire. Il a identifié trois sources principales de ce phénomène et les outils utilisés, tout en proposant une vision commune pour faire face à ce comportement et à cette tendance.

L’expert militaire, Tewfik Didi, a déclaré lors d’une intervention sur la chaîne Algeria International TV qu’il avait conseillé à plusieurs reprises les dirigeants des pays du Maghreb sur l’existence de trois parties qui travaillent « de manière systématique » à créer une fracture et à faire échouer toutes les tentatives d’intégration entre l’Algérie et la Tunisie.

Selon lui, la première de ces parties est l’entité sioniste, dont le projet au Moyen-Orient et dans l’espace maghrébin est désormais connu, avec des unités spécialisées chargées de le mettre en œuvre.

La deuxième source, qui cherche à perturber ou détruire toute structure d’intégration entre les peuples et les gouvernements de la région, serait, selon l’ancien officier, certaines puissances occidentales ayant perdu leur influence en Afrique du Nord et en Afrique, et dont la civilisation serait en déclin notable.

Enfin, la troisième source, jugée la plus dangereuse selon lui, est constituée par ceux qui « ont vendu leur conscience pour quelques dollars ou pour des positions politiques ou idéologiques ».

Pour ne pas rester dans une simple analyse du phénomène, le conférencier estime qu’il faut passer à une approche pratique et réaliste proposant des solutions et des alternatives, soulignant que les moyens traditionnels ne sont plus efficaces face aux outils modernes.

Dans ce cadre, il a proposé la création d’unités cybernétiques communes entre les pays maghrébins, estimant que « l’arme numérique est parfois plus dangereuse que les armes conventionnelles comme les chars et les missiles ».

Il a justifié cette proposition en affirmant que les pays du Maghreb sont visés en tant qu’ensemble, notamment l’axe Tunis–Algérie–Nouakchott, ajoutant qu’en tant qu’ancien militaire, il sait de quoi il parle, notamment concernant les unités cybernétiques conjointes.

Des activistes ont récemment observé la diffusion de contenus provocateurs et incitatifs sur les réseaux sociaux, véhiculant des discours de haine et de discrimination entre différentes communautés, publiés par des comptes anonymes ou sous de fausses identités.

Selon ces observations, il ne s’agit pas de simples tensions occasionnelles entre peuples voisins, souvent limitées à des incidents sportifs ou des conflits ponctuels, mais de contenus récurrents et organisés, visant des questions sensibles et des divisions régionales, accompagnés de tentatives de manipulation et de mobilisation.

Des experts estiment que, même si ces comportements paraissent insignifiants face aux liens solides entre les peuples, ils peuvent néanmoins avoir un impact réel sur certains individus et groupes.