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Crise des stades à Alger : « Mandela » hors service, le 5-Juillet sous pression

Les clubs de la capitale dans l’embarras à l’approche du début de la saison

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À moins de trois semaines du coup d’envoi de la compétition de football et, avec elle, du championnat de Ligue 1 professionnelle, la crise des stades dans la capitale refait surface, dans un scénario qui ressemble presque à s’y méprendre à celui de la saison dernière. La réhabilitation des pelouses des stades du 5-Juillet olympique et Nelson-Mandela s’est en effet heurtée à des obstacles administratifs qui pourraient avoir une incidence directe sur le début de la saison footballistique.

La commission des marchés rejette l’appel d’offres de « Natural Grass »

Le ministère des Sports avait lancé, à la fin de la saison footballistique écoulée, un appel d’offres pour la réhabilitation des pelouses des stades du 5-Juillet et Nelson-Mandela. Celui-ci avait été attribué à la société « Natural Grass », qui avait immédiatement entamé les travaux au stade du 5-Juillet, dont la pelouse devait être transformée en une pelouse hybride, une technologie combinant gazon naturel et fibres synthétiques afin d’améliorer sa qualité et d’accroître sa résistance à la pression et à la succession des matchs.

Les travaux devaient ensuite démarrer rapidement au stade Nelson-Mandela. Cependant, la commission des marchés publics du ministère des Sports a bouleversé tous les plans en rejetant par la suite les résultats de l’appel d’offres et en demandant son renouvellement, plongeant ainsi le projet dans une nouvelle spirale administrative.

Cette évolution a poussé la société « Natural Grass » à suspendre les travaux de réhabilitation de la pelouse du stade Nelson-Mandela, dans l’attente du règlement de ce problème administratif. Cela signifie que le stade ne sera pas prêt, au moins, avant la mi-octobre, si la situation est réglée dans les meilleurs délais.

Comme lors de la dernière saison, lorsque l’équipe avait dû se déplacer jusqu’à Constantine et au stade Chahid Hamlaoui pour accueillir ses adversaires, le CR Belouizdad sera le principal club pénalisé par ce retard, puisqu’il reçoit ses adversaires au stade Nelson-Mandela. Le club rencontrera également des difficultés supplémentaires lors de sa préparation, la pelouse du terrain annexe étant actuellement dans un état très dégradé. Si la situation perdure, les joueurs du CR Belouizdad éprouveront de grandes difficultés à effectuer leurs entraînements quotidiens.

La Saoura accentue la pression sur la pelouse du 5-Juillet

Concernant le stade du 5-Juillet, les travaux de réhabilitation de la pelouse entrepris par « Natural Grass » ont bien avancé, et la nouvelle pelouse devrait être prête à la mi-septembre prochain. Toutefois, l’absence d’alternatives contraindra les responsables à ouvrir prématurément le stade afin d’y accueillir les matchs du championnat de Ligue 1 professionnelle de l’USM Alger et du CR Belouizdad, et ce, dès la deuxième journée (l’USM Alger recevra l’US Biskra et le CR Belouizdad recevra l’ES Sétif).

La nouvelle pelouse devra également accueillir les matchs du tour préliminaire de la Ligue des champions d’Afrique, après que la JS Saoura a choisi de recevoir le club guinéen du Horoya Conakry au stade du 5-Juillet entre le 11 et le 13 septembre, en raison de la non-homologation du stade du 20-Août à Béchar et de son refus, en revanche, de recevoir une nouvelle fois au stade Miloud-Hadefi d’Oran, en raison de l’absence de vols quotidiens entre Béchar et Oran. Cela soumettra la nouvelle pelouse à une forte pression dès les premiers jours de son utilisation et risque de l’affecter considérablement.

Le stade Ali-Amar toujours pas homologué

La crise des stades touche également le MC Alger, quoique de manière moins aiguë, puisque le club dispose du stade Ali-Amar (Douéra). Celui-ci n’a toutefois pas encore été homologué par la commission d’inspection des stades de la Ligue de football professionnel, en raison des dommages subis par certaines parties de sa toiture à la suite des vents violents qui ont frappé la capitale au début de l’année en cours.

La société « Sogesil », gestionnaire du stade, n’a pas encore achevé les démarches visant à régler ce dossier, après le changement intervenu au poste de directeur général, alors que l’ancien directeur avait réalisé des résultats et des recettes financières record pour le stade grâce à une politique de gestion stricte ayant mis fin à la politique de « social », ainsi qu’à l’attribution anarchique d’invitations gratuites.

Réception au stade du 20-Août sans public

De son côté, le NA Hussein Dey continuera d’accueillir ses adversaires au stade du 20-Août dans le championnat de Ligue 1 professionnelle, mais sans la présence du public en raison de l’état des tribunes, dans l’attente de l’achèvement des travaux d’éclairage. L’objectif est d’éviter à l’équipe de disputer à nouveau ses matchs en début d’après-midi, sous les fortes températures qui caractérisent cet été. Le même problème concerne le NA Hussein Dey en championnat de Ligue 2.

Dans le même temps, l’USM El Biar a pris les devants en parvenant à un accord avec les autorités locales de la wilaya de Blida pour recevoir ses adversaires au stade Chahid Mustapha-Tchaker, dont la pelouse principale ainsi que le terrain d’entraînement continuent de conserver leur qualité grâce au travail constant de l’ingénieur agronome Boukaaboub.

Quant à l’USM El Harrach, elle ne pourra pas regagner le stade du 1er-Novembre à Mohammadia en raison de sa non-homologation. La direction du club suivra donc avec inquiétude l’avancement des travaux de réhabilitation du stade d’El-Kalitous, dont les installations ont été vandalisées à la suite des incidents ayant émaillé le match de l’équipe face à l’ASM Oran au mois d’avril dernier.

De son côté, le Paradou AC, relégué en Ligue 2, attend l’achèvement des travaux de réhabilitation du stade Ben-Rabah à Dar El Beïda afin de pouvoir accueillir ses adversaires sur sa propre pelouse durant la nouvelle saison.