Nation

Nouvelle provocation française

Cet épisode rappelle la campagne hostile menée durant la « décennie noire », orchestrée par l’État profond français

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Le procureur général français, Olivier Christen, a déclaré, ce vendredi 3 avril, à France Info que huit enquêtes ont été ouvertes concernant ce que l’on appelle le « terrorisme d’État », visant l’Iran, la Russie et l’Algérie.

Mentionner l’Algérie dans le cadre géopolitique d’une guerre agressive menée par l’entité sioniste et son allié américain n’est rien d’autre qu’une preuve manifeste de l’hostilité certaine de l’État profond français envers l’Algérie.

Cet épisode rappelle également la campagne hostile menée durant la « décennie noire », orchestrée par l’État profond français et par ceux qui regrettent la colonisation et l’Algérie française, contre le peuple algérien et ses institutions, sous le nom de « Qui tue qui ».

Les propositions de Christen, incluant l’Algérie, s’inscrivent dans une continuité de provocations, poursuivant les harcèlements de Marc Trévidic et Patrick Baudouin, qui étaient restés silencieux face au génocide du peuple palestinien dans la bande de Gaza perpétré par l’entité sioniste.

La sortie publique scandaleuse de Christen révèle clairement le visage d’un système français moribond, victime de son modèle néo-colonial envers l’Algérie et son peuple, tandis que ses voisins européens – comme la Belgique, la Suisse, le Portugal, l’Espagne et l’Italie – multiplient les initiatives positives pour renforcer leurs relations avec l’Algérie, de plus en plus considérée comme un partenaire fiable et incontournable.

Dans ce contexte, il est évident que Paris a sombré sur le plan moral et diplomatique à travers cette sortie médiatique accusatrice, cherchant à impliquer des institutions souveraines algériennes dans une mise en scène ridicule centrée sur une personne ayant échoué à obtenir le statut de réfugié politique en Allemagne, un État membre de l’UE qui applique les législations européennes sur l’asile politique.

Il est clair que cette mise en scène vise à ternir l’image de l’Algérie et de ses institutions, et que l’emprisonnement d’un diplomate algérien, en violation de la convention de Vienne, témoigne de la haine profonde et du ressentiment de l’État profond français envers tout ce qui est algérien.

Le 25 mars dernier, le système judiciaire français a pris une décision surprenante révélant un effondrement moral et politique : la prolongation d’un an de la détention provisoire d’un employé consulaire algérien, détenu depuis avril 2025.

Ce tournant, intervenu après la visite du ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez en février et un appel téléphonique le 16 mars entre le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et son homologue algérien Ahmed Attaf, confirme la mauvaise foi et la stratégie hostile persistante des dirigeants français envers l’Algérie.

La détention continue de ce diplomate algérien s’inscrit dans cette logique autodestructrice, clairement orchestrée par un système judiciaire français soumis à l’État profond et aux restes du colonialisme, incapable d’accepter une Algérie souveraine, maître de ses décisions et acteur central sur la scène internationale.

Pour un pays qui n’est en aucun cas engagé dans un simple litige juridique, cette affaire illustre la contradiction profonde de la France : malgré des signes récents suggérant une reprise du dialogue, Paris a choisi de maintenir une mesure perçue en Algérie comme une provocation directe, voire une violation délibérée du droit international.

La « clique » CHristen , Trévidic et Broyer

Dans un article publié le 28 juin 2025 intitulé « Feuille de route S.S (Semmar et Sifaoui) du régime sioniste », nous avons mis en lumière l’hostilité manifeste envers l’Algérie d’une faction de juges français proches ou affiliés à l’extrême droite française, tels que Béatrice Brugère, l’un des magistrats les plus influents en France, ainsi que le journal d’extrême droite « Front populaire » et d’autres médias.

Béatrice Brugère est également actionnaire de la société « Terromag » détenue par Mohamed Sifaoui, une figure du lobby sioniste. Étonnamment, un juge spécialisé dans la lutte contre le terrorisme est actionnaire, avec Sifaoui, d’une entreprise de communications anti-terrorisme, illustrant des conflits d’intérêts flagrants.

Parmi cette liste de juges français impliqués dans le néocolonialisme, figure Marc Trévidic, également actionnaire de « Teromag ». Ce juge antiterroriste à la Cour de Paris a reconnu, lors d’une émission web le 14 novembre 2024 sur « Le Crayon », qu’il murmurait à l’oreille des terroristes. Il est la figure centrale de cette campagne de désinformation et de diffamation contre l’Algérie et ses institutions, aux côtés de l’« activiste » présumé Patrick Baudouin.

Cette affaire touche aussi au rôle de juges dans l’assassinat des sept moines de Tibhirine (Algérie) le 21 mai 1996, puisqu’ils ont écarté du dossier le témoignage clé de Jean-Charles Marchiani, qui accusait directement Alain Juppé et son entourage dans cette exécution.