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Maroc : Du déficit budgétaire à la menace réelle de rupture des approvisionnements en carburant

Cette menace coïncide avec des rapports faisant état d’une augmentation des dépenses liées aux projets de soutien à l’organisation de la Coupe du Monde 2030.

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Dans un article intitulé « effondrement imminent de l’économie marocaine », publié le 15 mars dernier, nous avions souligné que les réserves de carburant au Maroc suffisent à couvrir environ 16 jours de consommation, selon des sources locales.

Cette menace survient alors que des rapports indiquent une augmentation des dépenses liées aux projets de soutien à l’organisation de la Coupe du Monde 2030, que le pays « du Commandeur des croyants » co-organisera avec l’Espagne et le Portugal. Cette hausse marquée des dépenses, combinée à la baisse des recettes, a entraîné une augmentation du déficit budgétaire du royaume de près de 40 % au cours des deux premiers mois de 2026.

Le ministère marocain de l’Économie et des Finances a indiqué sur son site web que le déficit budgétaire s’élevait à environ 34,5 milliards de dirhams (3,7 milliards de dollars) pour les mois de janvier et février de cette année, contre 24,8 milliards de dirhams (2,6 milliards de dollars) sur la même période l’an dernier.

La même source a précisé que les recettes, principalement issues des impôts, du tourisme et des exportations de phosphate, ont diminué de 5 %.

Le régime marocain a longtemps cultivé un discours triomphal, mais il se retrouve aujourd’hui confronté à une réalité géopolitique liée au conflit armé au Moyen-Orient, dont les répercussions sociales et économiques risquent de frapper durement l’économie marocaine, avec la hausse des prix de l’énergie et le spectre d’un soulèvement populaire imminent.

L’épuisement des réserves de carburant est palpable au Maroc, comme en témoignent les avions cloués au sol dans les aéroports du royaume en raison du manque de kérosène.

De même, les promesses exagérées concernant les « mines miraculeuses » et les découvertes de pétrole et de gaz, largement propagées par les instruments de propagande du régime pour calmer le mécontentement populaire, se sont évaporées, laissant place à la dure réalité : pénurie de produits énergétiques et flambée des prix.

Il ne fait aucun doute que le Maroc s’avance vers l’inconnu, avec un avenir de plus en plus incertain.