Le bureau national du Syndicat national des pharmaciens d’officine privés (SNAPO) a exprimé ce dimanche sa profonde tristesse et sa vive indignation à la suite du meurtre du pharmacien Nasri Mounir, victime d’une agression physique en plein centre-ville de Constantine. Ce drame a suscité une vive émotion et une profonde inquiétude au sein de la communauté pharmaceutique et du secteur professionnel.
Dans un communiqué, le syndicat a présenté, en son nom et au nom de l’ensemble des pharmaciens, ses sincères condoléances à la famille du défunt, à ses proches et à ses collègues, priant Dieu de lui accorder Sa miséricorde et de l’accueillir en Son vaste paradis.
Le bureau national a fermement condamné cet acte criminel ainsi que toutes les formes de violence et d’agressions susceptibles de viser les pharmaciens dans l’exercice de leurs fonctions. Il a souligné que la protection des pharmaciens et la sécurité des officines constituent désormais une nécessité urgente, appelant à l’adoption de mesures supplémentaires, compte tenu du rôle essentiel des pharmaciens dans le service public de santé.
Le syndicat a appelé les pouvoirs publics et les autorités compétentes à renforcer les dispositifs et les mesures de sécurité afin de protéger les pharmaciens et leurs employés, et de leur garantir les conditions nécessaires à l’exercice de leur profession dans un environnement sûr, préservant leur dignité et leur intégrité physique.
Le bureau national a également renouvelé sa demande d’accélérer la mise en place et l’activation de la plateforme numérique destinée à la gestion et au suivi des ordonnances médicales relatives aux médicaments à propriétés psychotropes, conformément aux dispositions de l’article 5 bis 8 de la loi n° 23-05. Il a appelé à finaliser les textes et les procédures réglementaires et techniques nécessaires à son entrée en service dans les meilleurs délais.
Selon le communiqué, cette plateforme permettra de renforcer les mécanismes de contrôle et de traçabilité, de lutter contre la falsification des ordonnances et le mauvais usage de ces médicaments, tout en assurant une meilleure protection des pharmaciens contre les pressions, les pratiques illégales et les risques auxquels ils peuvent être exposés dans l’exercice de leurs fonctions.
Par ailleurs, le bureau national a réaffirmé sa pleine confiance dans la justice algérienne et les institutions de l’État, tout en attendant que l’enquête suive son cours afin de faire toute la lumière sur les circonstances du crime, d'établir les responsabilités et de prononcer les sanctions légales à l’encontre de son auteur.
Le syndicat a enfin souligné que la sécurité et l’intégrité physique des pharmaciens ne constituent pas uniquement une revendication professionnelle ou syndicale, mais une condition essentielle à la continuité du service de santé et à la garantie du droit des citoyens à accéder aux soins pharmaceutiques dans des conditions sûres.
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