Nation

« La lutte contre le discours de haine est une responsabilité collective »

L’Algérie a mis en place un cadre juridique et institutionnel intégré pour combattre la discrimination et le discours de haine

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Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a souligné que la lutte contre le discours de haine constitue une responsabilité collective nécessitant la mobilisation de l’ensemble des acteurs, qu’il s’agisse des institutions de l’État, de la société civile, des médias, des plateformes numériques, mais aussi de la famille et de l’école, afin de promouvoir les valeurs de tolérance, d’acceptation de l’autre et de respect de la diversité.

Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les discours de haine, célébrée le 18 juin de chaque année, le Conseil a indiqué que cette commémoration est l’occasion de renouveler l’engagement à combattre la haine, l’incitation à la violence et la discrimination, notamment sur les espaces numériques et les réseaux sociaux, en raison des menaces qu’elles font peser sur la cohésion sociale, la paix civile et les droits humains.

Le CNDH a rappelé que l’Algérie a mis en place un dispositif juridique et institutionnel intégré pour prévenir et combattre la discrimination ainsi que les discours de haine, en s’appuyant sur les principes de la Constitution et les valeurs de la société algérienne. Il a également affirmé que le peuple algérien est resté à l’écart des logiques d’exclusion et de rejet grâce à son attachement aux valeurs de dialogue, de réconciliation, de fraternité et au respect de la dignité humaine.

Le Conseil a notamment évoqué la loi n°20-05 du 28 avril 2020 relative à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine, qui a renforcé l’arsenal juridique national dans ce domaine, en conformité avec les engagements internationaux de l’Algérie et dans le respect des droits d’autrui.

Insistant sur la nécessité d’une approche globale, le CNDH a estimé que la lutte contre le discours de haine doit également s’appuyer sur les dimensions éducative, culturelle et médiatique afin de consolider la culture de l’égalité et du respect mutuel.

Le Conseil a en outre rappelé que la législation interdit toute forme de discrimination ou de discours de haine dans les différents médias, considérés comme des partenaires essentiels dans les efforts de prévention et de sensibilisation. Il a réaffirmé son engagement à poursuivre ses actions de veille, de sensibilisation et de promotion de la culture des droits de l’homme, tout en appelant au renforcement de la coopération entre les acteurs institutionnels et non institutionnels aux niveaux national, régional et international.

Pour rappel, la Journée internationale de lutte contre les discours de haine a été instaurée par l’Assemblée générale des Nations unies à travers la résolution 75/309, adoptée le 21 juillet 2021, qui a consacré le 18 juin comme journée dédiée à la promotion de la tolérance, du respect mutuel et à la lutte contre toutes les formes de haine, de discrimination et d’incitation à la violence.