Abdelali Hassani a affirmé que le phénomène connu sous le nom de « transhumance politique » est une pratique « détestable » dont ont souffert différents partis politiques. Dans une déclaration au journal El Khabar, il a souligné que son parti, le Mouvement de la Société pour la Paix, est l’un des moins touchés par ce phénomène, car il privilégie le militantisme et l’attachement partisan plutôt que le recrutement de militants issus d’autres formations.
Selon lui, le MSP a été parmi les premiers à demander l’intégration de ce principe dans les lois sur les partis politiques et les élections, exprimant l’espoir que ces textes soient respectés et appliqués afin de garantir la stabilité politique.
Il a expliqué que cette pratique avait auparavant affecté le Parlement, où certains candidats se présentent sous une bannière politique puis abandonnent leur parti après leur élection, ce qui perturbe les équilibres institutionnels. Il estime que ce comportement nuit au travail parlementaire et affaiblit la cohésion au sein des institutions élues.
Concernant l’exclusion de certains candidats de son parti lors des dernières élections législatives, après leur inscription sur les listes sous prétexte de soupçons de corruption, Hassani a rejeté catégoriquement ces accusations. Il a affirmé que « toute personne soupçonnée de tels faits n’est même pas présentée dans nos listes », ajoutant que « la possession de biens n’est pas une infraction tant qu’aucune condamnation judiciaire n’est prononcée ».
Il a également rappelé l’article 200 de la loi électorale, qui avait suscité une controverse lors de sa révision en 2021 au Parlement. Cet article stipule qu’un candidat ne doit pas être connu pour ses liens avec des milieux d’affaires douteux susceptibles d’influencer directement ou indirectement les électeurs et le bon déroulement du processus électoral.
Enfin, concernant l’abstention électorale, le candidat à l’élection présidentielle de 2024 a déclaré que ce phénomène constitue une préoccupation majeure pour toute personne soucieuse de la crédibilité des élections. Il a estimé que la restauration de la confiance passe par la garantie de la transparence du processus électoral et l’égalité des chances entre candidats et partis. Selon lui, toute tentative de créer un scénario électoral formel conduirait à des institutions faibles, incapables de relever les défis, appelant ainsi à la coopération de tous les acteurs pour faire des élections une opportunité de rétablir la confiance.
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