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Législatives à Djelfa : 8 personnes placées en détention provisoire, une candidate élue sous contrôle judiciaire

Son élection a suscité une vive polémique

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Le dossier des élections législatives dans la wilaya de Djelfa connaît de nouveaux développements. Tard dans la soirée de jeudi, le juge d'instruction près le tribunal de Hassi Bahbah, au nord de la wilaya, a ordonné le placement en détention provisoire de huit personnes et le placement de deux candidates sous contrôle judiciaire, dans le cadre d'une enquête ouverte sur des soupçons liés au déroulement du scrutin, à la suite des recours introduits par plusieurs partis politiques.

Selon des sources bien informées, les investigations menées par les services de sécurité ont concerné plusieurs encadreurs et membres relevant de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) dans la commune de Hassi Bahbah, ainsi que des candidats. Ces derniers ont ensuite été présentés devant le juge d'instruction, qui a prononcé les mesures de détention provisoire et de contrôle judiciaire, en attendant la poursuite de l'enquête et l'élucidation de l'ensemble des circonstances de cette affaire.

Ce dossier revêt une importance particulière pour l'opinion publique locale, dans la mesure où l'une des deux candidates placées sous contrôle judiciaire figure parmi les élus des législatives. Elle a obtenu un siège de députée sur la liste du Parti de l'Unité nationale et du Développement, qui a remporté deux des six sièges attribués à la wilaya de Djelfa, l'un revenant au président du parti et le second à la candidate concernée par la procédure judiciaire.

L'élection de cette candidate avait suscité une vive polémique dès l'annonce des résultats provisoires. Des responsables politiques et des internautes avaient largement relayé sur les réseaux sociaux des interrogations concernant sa présence durant la campagne électorale. Ces allégations sont restées sujettes à controverse avant que l'affaire ne soit portée devant la justice à la suite des recours et des investigations engagées par les autorités compétentes.

Les mêmes sources précisent que les recours déposés dans la wilaya ne se limitent pas aux contestations entre partis concurrents. Ils portent également sur des différends internes à certaines listes électorales, plusieurs candidats ayant contesté les résultats d'autres candidats appartenant à leur propre parti, illustrant ainsi l'intensité de la compétition qui a marqué ce scrutin.

En revanche, aucune contestation électorale n'a été enregistrée dans la daïra de Messaâd, selon les informations disponibles. Les autorités compétentes poursuivent toutefois l'examen des recours déposés dans la daïra d'Aïn Oussera, notamment ceux relatifs aux résultats de certains bureaux de vote de la commune de Bouira El Ahdab, dans l'attente des conclusions des enquêtes et des procédures judiciaires.

L'attention reste désormais tournée vers l'issue de ce dossier, alors que les résultats des investigations judiciaires pourraient avoir des répercussions sur les résultats proclamés ou sur la répartition des sièges. Une éventualité qui dépendra exclusivement des décisions que rendront les juridictions compétentes conformément aux dispositions de la loi.

Cette affaire intervient quelques jours après le placement en détention provisoire de huit encadreurs et d'un candidat élu lors des dernières législatives dans la wilaya d'Oran. La justice s'était alors saisie de l'affaire après la diffusion d'une vidéo montrant des irrégularités présumées dans le bureau de vote de Hassiane Ettoual (anciennement « Florès »), ainsi que d'autres vidéos faisant apparaître des écarts dans le nombre de voix consignées dans les procès-verbaux de dépouillement.