La classification et la restauration du secteur protégé de Sidi El Houari touchent à leur fin après la discussion de la troisième et dernière partie de l’étude du plan de sauvegarde permanente du vieux quartier, ce week-end, au niveau de la direction de la Culture et des Arts, en présence de représentants de l’Assemblée populaire de wilaya et des directions concernées, mais en l’absence de la commune d’Oran, pourtant maître d’ouvrage du projet. Par ailleurs, le bâtiment de l’hôpital “Boudens”, situé à l’intérieur du secteur protégé, a été cédé à la société Sonatrach pour sa restauration et sa transformation en centre de formation.
Ce dossier a connu une accélération après des années de stagnation, depuis la publication du décret de classement du quartier au Journal officiel en février 2015, le gel du projet, puis l’annonce du choix du bureau d’études “Sahli Fayçal” en 2021 pour réaliser l’étude du plan de sauvegarde permanente du secteur, avec la présentation de la première partie proposant les travaux urgents estimés à environ 80 milliards de centimes.
Le décret exécutif n° 03-324 du 5 octobre 2003 fixe les modalités d’élaboration du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur des secteurs sauvegardés. Celui-ci doit inclure les règles générales et les servitudes d’utilisation des sols, en précisant les biens immobiliers qui ne peuvent être démolis ou modifiés, ou ceux dont la démolition ou la modification est imposée.
Le quartier Sidi El Houari est considéré comme un musée à ciel ouvert. Il résume la mémoire vivante de la ville et ses monuments historiques témoignant de la succession des civilisations : le site d’Ifri, les grottes préhistoriques, la construction de la ville par les tribus berbères (amazighes) et des marins andalous en 902 apr. J.-C. selon certains écrits historiques, les dynasties islamiques locales, l’occupation espagnole pendant près de trois siècles, puis la colonisation française jusqu’à l’indépendance.
Parallèlement à l’avancement des procédures du plan permanent, certaines entreprises nationales ont bénéficié de bâtiments situés dans le secteur protégé pour les restaurer. C’est le cas de l’hôpital “Boudens”, cédé à Sonatrach pour la réalisation d’un centre de formation de haut niveau, selon une délibération de l’Assemblée populaire de wilaya ce week-end. Ce projet servira de locomotive pour le lancement de la restauration de l’ensemble du quartier.
Dans le même contexte, la société Sonelgaz a bénéficié d’un bâtiment qui était autrefois le lycée Hocine Kadiri, pour le transformer en centre de formation. D’autres entreprises, comme Air Algérie et des directions de wilaya, attendent leur tour pour restaurer des bâtiments et les transformer en sièges, afin de redonner vie à la vieille ville d’Oran. Cela renforcera sa capacité à attirer les touristes, d’autant plus qu’elle a été récemment classée parmi les plus belles destinations touristiques du monde. »
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