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Des pays mènent des efforts de médiation entre Téhéran et Washington

La guerre américaine contre l’Iran prend une tournure inattendue.

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La guerre américano-sioniste contre l’Iran a pris, ce lundi, une tournure inattendue après que le président américain, Donald Trump, est revenu sur l’ultimatum de 48 heures qu’il avait fixé concernant l’ouverture du détroit d’Ormuz, annonçant soudainement le report de toute frappe militaire visant les installations énergétiques iraniennes pour une durée de cinq jours.

Dans la soirée, Trump a réaffirmé que des discussions préliminaires avaient eu lieu entre les États-Unis et l’Iran, les qualifiant de « très bonnes », tout en affirmant que Téhéran cherchait à parvenir à un règlement. Il a également exprimé l’espoir de conclure un accord bénéfique pour toutes les parties, ajoutant avoir accordé cinq jours à l’Iran pour voir comment la situation va évoluer.

Dans ce contexte, le journal Financial Times a rapporté lundi que le Pakistan joue le rôle de principal médiateur dans les efforts visant à mettre fin à l’escalade entre Washington et Téhéran. Citant deux sources informées, le quotidien indique que le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, s’est entretenu dimanche avec le président américain Donald Trump, tandis que le Premier ministre pakistanais a contacté lundi le président iranien Massoud Pezeshkian.

De son côté, le site Axios, citant une source américaine, a indiqué que la Turquie, l’Égypte et le Pakistan ont transmis au cours des deux derniers jours des messages entre les États-Unis et l’Iran dans le cadre d’efforts visant à réduire les tensions. La source précise que de hauts responsables de ces pays ont mené des discussions séparées avec l’envoyé de la Maison-Blanche Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Selon la même source, « les efforts de médiation se poursuivent et progressent, les discussions se concentrant sur la fin de la guerre et la conclusion d’un règlement global de toutes les questions en suspens ».

En revanche, le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé lundi avoir reçu « des messages de pays amis » concernant une demande américaine d’ouverture de discussions, tout en niant l’existence de négociations directes avec Washington depuis le début de la guerre il y a plus de trois semaines.

L’agence de presse officielle IRNA a cité le porte-parole du ministère, Esmail Baghaei, déclarant : « Ces derniers jours, nous avons reçu des messages de pays amis concernant une demande américaine de négociations visant à mettre fin à la guerre ».

Baghaei a également insisté sur le fait qu’aucune négociation ni discussion avec les États-Unis n’a eu lieu durant les 24 derniers jours de la guerre imposée à l’Iran, qui a éclaté le 28 février dernier.

Dans le même contexte, l’agence Reuters a rapporté, citant un haut responsable iranien, que Washington avait demandé la tenue d’une rencontre avec le président du Parlement iranien, Mohammad Bâqer Ghalibâf, samedi. Toutefois, Téhéran n’a pas encore répondu à cette demande, ajoutant que le Conseil suprême de sécurité nationale iranien n’a pas encore tranché sur cette proposition.