Sports

Des cas de collusion des arbitres de la « CAN » avec les pays hôtes

L’édition actuelle est la pire sur le plan de l’arbitrage

  • 7
  • 3:40 Min

L’appareil de l’arbitrage africain « orienté » est revenu, dans la soirée du vendredi, faire de nouveau l’actualité sur la pelouse du stade Moulay Abdellah, dans la capitale marocaine Rabat. Comme il l’avait fait auparavant face au Mali et à la Tanzanie, il a pavé la voie à l’équipe du pays organisateur pour accéder au dernier carré de la 35ᵉ édition de la CAN, cette fois-ci en « écartant » un autre adversaire qui nourrissait l’espoir de renouer avec sa gloire passée, à savoir la sélection camerounaise. Cette dernière semble avoir compris, mais trop tard, l’existence d’un scénario minutieusement ficelé, dont le principal acteur fut un arbitre autour duquel le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, aurait mené une véritable bataille en coulisses afin de lui permettre de diriger la rencontre : Dahane Beida.

Le match, très controversé, a été marqué par de nombreuses décisions arbitrales litigieuses, dont la majorité a penché en faveur de la sélection marocaine. Les joueurs marocains se sont distingués par des interventions rugueuses à l’encontre de leurs homologues camerounais, notamment par l’usage répété du coude, sans que les sanctions disciplinaires méritées ne soient brandies. À l’image de celle qu’aurait dû recevoir, selon de nombreux observateurs et analystes, le milieu de terrain Bilal El Khannouss en seconde période, alors qu’il était déjà averti, sans que l’arbitre ni les assistants à la VAR ne réagissent, au grand étonnement général.

Les événements qualifiés de scandaleux survenus lors de ce quart de finale entre le Maroc et le Cameroun n’ont évidemment pas laissé indifférents les plus grands plateaux d’analyse et les principales chaînes sportives spécialisées. Les dégâts causés par l’arbitre mauritanien, ses assistants et les officiels présents dans la salle de la VAR ont été particulièrement préjudiciables à la sélection camerounaise. De nombreux avis ont convergé pour affirmer que les « Lions indomptables » méritaient un penalty évident après la faute du défenseur marocain Masina sur la star de Manchester United, Mbeumo, à un moment où le Maroc menait au score par un but à zéro. Cette action a été perçue comme le véritable tournant du match.

Sur les chaînes beIN Sports, l’ancien international égyptien Mohamed Aboutrika est apparu stupéfait par ce qu’il voyait sur la pelouse du stade de Rabat. Évoquant les erreurs arbitrales commises par l’ensemble du corps arbitral, il s’est attardé sur quatre situations litigieuses, la plus marquante étant l’intervention de Masina sur Mbeumo, tenant pour principaux responsables les arbitres de la VAR, qu’il a décrite comme « un mécanisme créé pour corriger les erreurs de l’arbitre central ».

La légende du club égyptien Al Ahly a poursuivi en affirmant que « l’arbitre et la VAR n’étaient pas au niveau du match et ont lésé les deux équipes, en particulier la sélection camerounaise ». La sortie médiatique la plus marquante sur les plateaux fut toutefois celle de l’analyste français de la chaîne L’Équipe, Grégory Schneider, qui a déclaré sans détour : « Il faut arrêter d’insulter le football et d’insulter les joueurs, car ce sont eux les premières victimes de ce qui se passe. Ce que j’ai vu ce soir est tout simplement incroyable et inacceptable pour un match de ce niveau. »

Dans son analyse de la « bataille de Rabat », ce dernier est allé encore plus loin en recourant à l’ironie, affirmant : « Ce qui serait bien, c’est de gagner du temps et de donner directement la coupe au Maroc, et d’arrêter de nous considérer comme des spectateurs idiots. » Une déclaration qui a déstabilisé jusqu’à l’animateur de l’émission et plusieurs analystes et journalistes français présents sur le plateau. Selon de nombreux observateurs, elle traduisait une franchise rare et offrait une image plus claire que jamais de ce qui aurait été planifié en coulisses par le pays hôte afin que le trophée ne quitte pas le territoire. Le sacre africain serait ainsi le plus grand cadeau offert par le président de la fédération et les joueurs aux autorités en place, dans le but de gagner du temps, après avoir réussi à détourner l’attention vers une prétendue victoire sportive, loin des souffrances du peuple marocain marginalisé.

À noter enfin que les caméras ont capté le président de la Fédération camerounaise protestant ouvertement, depuis la tribune officielle, auprès de Patrice Motsepe et de Fouzi Lekjaa à propos de l’une des actions controversées du match — une scène inhabituelle à ce niveau de compétition.