Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a affirmé que toute intervention militaire de l’Égypte en soutien à l’Arabie saoudite se limiterait à la défense du territoire et des frontières du royaume, sans inclure de frappes contre le Yémen.
Dans un communiqué publié mercredi, le porte-parole de la présidence égyptienne a indiqué que « l’effort militaire égyptien vise à défendre le territoire du royaume et ne comprend pas d’attaque contre le Yémen », précisant que cette intervention aurait pour objectif de protéger le territoire saoudien et ses frontières.
Le communiqué ajoute que l’Égypte est prête à défendre le territoire de tout autre pays arabe qui en ferait la demande. Il souligne que l’intervention militaire égyptienne ne dépassera pas les frontières de l’Égypte ni celles des pays arabes dont Le Caire entend préserver la sécurité et la stabilité.
Dans le même contexte, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a mis en garde contre les conséquences de toute intervention égyptienne ou étrangère dans la guerre en cours au Yémen. Il a affirmé que l’implication de nouveaux acteurs dans le conflit rendrait le règlement de la crise « plus difficile ».
Dans un entretien diffusé mardi par la chaîne publique Al-Iraqiya, Abbas Araghchi a déclaré que Le Caire « possède une expérience suffisante pour éviter de s’enliser dans un conflit aussi complexe ».
Il a également indiqué que l’Égypte avait affirmé qu’elle « n’entrerait pas au Yémen et ne s’engagerait pas dans une guerre contre le Yémen ».
Ces déclarations iraniennes interviennent après des entretiens entre le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et son homologue iranien, Abbas Araghchi, samedi à Bagdad, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique.
La scène yéménite a connu, en juillet dernier, une reprise des hostilités dans le cadre d’une guerre qui dure depuis plus de dix ans entre les Houthis, soutenus par l’Iran, et la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.
Après avoir pris le contrôle de vastes portions du littoral yéménite donnant sur la mer Rouge en septembre, les Houthis ont intensifié leurs attaques en direction du territoire saoudien.
Auparavant, Abdel Fattah al-Sissi avait demandé aux députés d’autoriser un éventuel soutien militaire à Riyad si le royaume en faisait la demande, tout en soulignant que l’intervention égyptienne ne visait pas à entrer en confrontation avec quelque partie que ce soit.
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