Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné aujourd’hui samedi à Addis-Abeba la nécessité de mettre fin à l’absence de l’Afrique au Conseil de sécurité international, jugeant cette situation « inacceptable » et ne reflétant pas le rôle et la place de l’Afrique dans les affaires internationales.
Lors de son allocution à l’ouverture de la 39ᵉ session du Sommet de l’Union africaine, relayée par l’Agence Algérienne de Presse, Guterres a insisté sur le fait que l’Afrique « doit être à la table » lors des prises de décision la concernant. Il a précisé que les demandes africaines pour une représentation permanente au Conseil de sécurité constituent un pilier du « Charte du futur », qui regroupe les priorités de l’Union africaine et de l’ONU.
Le Secrétaire général a mis en avant trois priorités principales dans la coopération entre les deux parties : la paix, le développement économique et le climat. Dans ce cadre, il a appelé à un cessez-le-feu immédiat au Soudan, au soutien du dialogue politique au Soudan du Sud, au respect du cessez-le-feu en République démocratique du Congo, tout en insistant sur l’importance de renforcer les acquis politiques et sécuritaires en République centrafricaine, de soutenir le processus politique en Libye, de mettre fin à la violence en Afrique de l’Ouest et dans la région du Sahel, ainsi que de garantir un financement durable pour la mission de soutien à la stabilité en Somalie.
Guterres a également rappelé que l’Union africaine constitue un « modèle de multilatéralisme », affirmant que l’ONU continuera de la soutenir sur toutes les questions. Il a indiqué que le partenariat entre les deux institutions a beaucoup évolué au cours de la dernière décennie, à travers l’adoption de cadres communs sur la paix, la sécurité, le développement et les droits humains, ainsi que la mise en place de nouvelles mécanismes, notamment pour le financement des opérations de maintien de la paix dirigées par l’Union africaine.
Il a réaffirmé son soutien aux priorités de l’Union africaine, notamment l’initiative « Faire taire les armes », le renforcement de l’action humanitaire africaine, le soutien aux transitions politiques inclusives, et a souligné son engagement à accompagner l’Afrique face à l’héritage de l’esclavage et du colonialisme, à atteindre les objectifs de développement durable, à renforcer l’action climatique, ainsi qu’à poursuivre la réforme du financement mondial et du Conseil de sécurité.
Sur le plan économique, le Secrétaire général a évoqué les défis auxquels font face les pays en développement, notamment la dette, les flux financiers illicites, la hausse des taux d’intérêt, et les obstacles que cela crée au développement.
Il a conclu son allocution en promettant de poursuivre le renforcement du partenariat avec l’Afrique dans les domaines de la paix, du développement et des droits humains, affirmant que le continent africain restera une priorité centrale tout au long de son mandat.
Commentaires
Participez Connectez-vous
Déconnexion
Les commentaires sont désactivés pour cet publication.