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Le Liban et l'entité sioniste de nouveau autour de la table des négociations

Le Hezbollah durcit son discours à l'égard du processus de négociation

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Un nouveau cycle de négociations directes entre le Liban et l'entité sioniste s'ouvre ce mardi à Rome, sous médiation des États-Unis, pour une durée de deux jours, dans un contexte marqué par la persistance de profondes divergences au sein de la classe politique libanaise.

Le Liban et l'entité ont conclu, le 26 juin 2026, un accord-cadre au terme de cinq cycles de négociations. Celui-ci prévoit le désarmement du Hezbollah, le retrait progressif d'Israël des territoires qu'il occupe dans le sud du Liban, ainsi que le déploiement de l'armée libanaise, à commencer par des « zones pilotes ».

Le précédent cycle de discussions, également organisé à Rome, avait abouti à un accord portant sur le retrait de l'armée d'occupation des abords de la localité de Zawtar al-Gharbiya, l'une des « zones pilotes » prévues par l'accord. L'armée libanaise s'y est ensuite déployée et a autorisé le retour des habitants après des opérations de déminage et de reconnaissance du terrain.

Les discussions devraient porter sur l'élargissement du mécanisme des « zones pilotes », la mise en œuvre de l'accord-cadre soutenu par les États-Unis, ainsi que le règlement des questions frontalières encore en suspens, alors que les frappes sionistes se poursuivent.

Selon les informations disponibles, la délégation libanaise demandera l'arrêt des opérations de destruction et de démolition dans les zones sous contrôle israélien. Elle proposera également d'examiner la deuxième phase du mécanisme des « zones pilotes », avec l'objectif de l'étendre à d'autres secteurs toujours contrôlés par l'occupation.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a affirmé, lors d'une réunion du gouvernement présidée lundi, vouloir obtenir « des retraits successifs du territoire libanais, jusqu'au retrait complet du Liban ».

Parallèlement, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a durci son discours à l'égard du processus de négociation. Dans une allocution télévisée prononcée mardi, il a estimé que « toutes les négociations directes n'apporteront au Liban que honte, humiliation, déception et concessions successives ».

Naïm Qassem a également critiqué le président de la République, Joseph Aoun, affirmant que celui-ci « n'a pas agi comme un arbitre et un rassembleur, mais est devenu une partie prenante et un facteur de division », ajoutant que cette attitude « ne correspond en rien à son rôle ni à la force du Liban ».