La protestation de la Fédération algérienne de football (FAF) contre le scandale arbitral ayant marqué les phases finales de la Coupe d’Afrique des nations 2025, organisée au Maroc, a pris une tournure grave. Cette escalade est due à la décision de la Confédération africaine de football (CAF) d’adopter une position hostile à l’égard de la FAF, dans une démarche visant à maintenir la partie algérienne dans une posture défensive, afin d’éviter un traitement sérieux et objectif de la plainte déposée par la FAF contre les arbitres ayant dirigé le quart de finale entre l’Algérie et le Nigeria.
Après avoir fondé sa « stratégie » sur l’évitement de toute prise de position claire concernant la farce arbitrale au cœur de la polémique, en annonçant l’ouverture d’une enquête sur ce qu’elle a qualifié de « dépassements des joueurs » lors des matchs Algérie–Nigeria et Maroc–Cameroun, l’instance continentale a poursuivi dans une logique d’escalade. Elle a ainsi annoncé une sanction à l’encontre du président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o, tout en désignant nommément trois joueurs algériens, officiellement accusés d’avoir agressé l’arbitre sénégalais Issa Sy. Une manœuvre par laquelle la CAF cherchait à faire pression sur l’Algérie, à la neutraliser et à la dissuader de maintenir une position offensive contre les arbitres de la « CAN du Maroc » et leurs dérives.
Malgré l’usage abusif de son autorité par la CAF, sa caution implicite aux dérives arbitrales de ce que beaucoup ont qualifié de « tournoi de la honte » au Maroc, et sa volonté manifeste de museler les critiques, la FAF a choisi, à son tour, de durcir davantage la pression. Elle a adressé une nouvelle correspondance de cinq pages, au ton particulièrement ferme, par laquelle l’instance présidée par Walid Sadi a voulu adresser des messages clairs à la CAF et à ceux qui la dirigent, affirmant sa disponibilité à engager une nouvelle confrontation pouvant, une fois encore, aboutir devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne.
Dans sa réponse transmise avant-hier, la Fédération algérienne s’est attachée à ramener la CAF, de manière ferme, au cœur du sujet principal : la reconnaissance du fait que la partie algérienne n’est pas fautive, mais que les véritables responsables sont les arbitres de la « rencontre de la honte », au regard de leur partialité manifeste en faveur du Nigeria au détriment de la sélection algérienne.
La FAF a réitéré, avec insistance, son appel à l’ouverture d’une enquête par la CAF sur la gestion arbitrale complète de ce match et à la mise en cause des arbitres pour leurs nombreuses erreurs, jugées graves et suspectes. Elle a souligné, dans sa correspondance, que la véritable affaire ayant terni l’image de l’instance continentale réside dans les dérives arbitrales inédites observées lors de cette CAN, et non dans les réactions des joueurs.
Dans le même contexte, la FAF a ajouté que l’empressement de la CAF à sanctionner les joueurs algériens afin de couvrir des arbitres dont les décisions arbitraires ont suscité une large controverse, allant jusqu’à les « récompenser » par de nouvelles désignations, dissipe tout doute quant au fait que ces arbitres étaient effectivement investis d’une mission et bénéficiaient d’une protection de la part de membres « influents » au sein de la CAF.
L’instance dirigée par Walid Sadi entend aller encore plus loin dans son bras de fer avec la CAF, à l’image de ce qui s’était produit dans l’affaire dite de la « carte fictive ». Elle a notamment mis en lumière, dans la même correspondance, le caractère raciste du comportement de l’arbitre sénégalais Issa Sy, qui avait évité de serrer la main du joueur algérien Berkane. La FAF estime que le silence de la CAF face à des actes racistes émanant d’officiels constitue une violation des règlements et directives de la FIFA, et représente une position par laquelle l’instance continentale, sciemment ou non, cautionne, protège et entretient le racisme dans les stades de football.
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