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Un parcours de réforme “ambitieux” dans le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels

Reposant sur le renforcement du partenariat entre les secteurs public et privé, ainsi que sur la modernisation des programmes pédagogiques et l’ingénierie de la formation en fonction des besoins du marché

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La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nesma Erahhab, a déclaré aujourd’hui que le secteur a engagé un « processus de réforme ambitieux », fondé sur le renforcement du partenariat entre les secteurs public et privé, la modernisation des programmes pédagogiques et l’adaptation de l’ingénierie de la formation aux besoins du marché du travail. Ce processus inclut également le développement des modes de formation, notamment l’apprentissage et la formation en alternance, ainsi que l’orientation vers les technologies modernes et l’intégration de la numérisation dans la formation, la gestion et l’inspection.

Lors de l’ouverture des journées d’études nationales consacrées au corps de l’inspection, intitulées « L’Inspection générale de la formation et de l’enseignement professionnels dans une nouvelle dynamique », la ministre a souligné que cette rencontre constitue une étape qualitative pour la réflexion collective et l’échange d’expériences et de bonnes pratiques, renforçant ainsi le rôle de l’inspection en tant qu’outil stratégique d’accompagnement des réformes du secteur.

Elle a ajouté que le secteur entre dans une nouvelle phase, marquée par une réforme globale du système d’inspection, passant d’un contrôle traditionnel à une approche moderne basée sur l’évaluation, l’accompagnement et l’amélioration des performances, en adéquation avec les transformations économiques et technologiques du pays.

La ministre a précisé que cette orientation s’inscrit dans un profond processus de réforme de l’État visant la modernisation de l’administration publique et la consolidation des principes de bonne gouvernance. Elle a rappelé que le secteur de la formation professionnelle constitue un pilier essentiel dans la qualification des ressources humaines et la satisfaction des besoins de l’économie nationale.

Elle a également souligné que le principal défi ne se limite plus à l’augmentation des capacités de formation, mais repose désormais sur la qualité du système et son adéquation avec les exigences du marché de l’emploi, ce qui confère à l’inspection un rôle central dans l’évaluation, l’orientation et l’accompagnement.

Elle a insisté sur le fait que la réussite de ces réformes dépend de l’existence d’un système d’inspection efficace et performant, capable de suivre les évolutions et d’apporter une réelle valeur ajoutée en matière d’évaluation et d’amélioration continue.

Par ailleurs, elle a affirmé que l’organisation de ces journées d’études reflète une volonté réelle de repenser le rôle de l’inspection générale afin de l’adapter aux exigences de modernisation et de transformation numérique. Elle a indiqué que le secteur vise plusieurs objectifs stratégiques, notamment la mise en place d’une gouvernance efficace du système d’inspection, la modernisation de son cadre juridique et réglementaire, ainsi que le développement des mécanismes d’évaluation pédagogique, administrative et financière des établissements de formation.

Elle a également insisté sur la nécessité de moderniser les critères de recrutement des inspecteurs, de renforcer leurs compétences et d’améliorer leurs conditions de travail, afin de bâtir un corps d’inspection hautement qualifié.

Dans le domaine de la transformation numérique, elle a souligné que la numérisation ouvre de larges perspectives pour moderniser l’inspection, grâce à la mise en place d’un système numérique intégré permettant le suivi des performances des établissements, la documentation des inspections et l’analyse scientifique des indicateurs, afin de soutenir la prise de décision et d’améliorer l’efficacité de la gestion.

Elle a toutefois rappelé que le succès de toute réforme repose avant tout sur l’investissement dans le capital humain, soulignant que l’inspecteur est désormais à la fois expert professionnel, accompagnateur pédagogique et évaluateur administratif, ce qui nécessite une formation continue et des standards rigoureux de recrutement et de travail.

Enfin, elle a considéré que l’ancrage de la culture de la qualité dans les établissements de formation constitue un défi majeur, un rôle assuré par l’inspection générale à travers la transparence de la gestion, la bonne utilisation des ressources et le respect des cadres juridiques. Elle a exprimé son souhait que ces journées d’études aboutissent à des recommandations concrètes, formant une feuille de route claire pour le développement de l’inspection générale, en s’inspirant des expériences d’autres secteurs en matière de contrôle, de gouvernance et de numérisation, tout en veillant à leur mise en œuvre sur le terrain.

Elle a enfin souligné que l’expertise des inspecteurs et des cadres restera la base essentielle du succès de la modernisation du secteur, au service d’un système de formation professionnelle moderne et adapté aux défis de l’économie nationale.