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"Il est temps que l’université ouvre ses portes au secteur privé"

Les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Économie de la connaissance ont lancé un pôle de start-ups au pôle technologique de Sidi Abdellah, visant à transformer les universités en espaces d’innovation et à ouvrir l’accès au secteur privé

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Les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celui de l’Économie de la connaissance, des start-ups et des micro-entreprises ont lancé, ce samedi, un pôle de regroupement des start-ups au sein du pôle technologique Abdelhafid Ihedaden à Sidi Abdellah, Alger. Cette initiative prépare la généralisation de l’expérience à l’ensemble des établissements universitaires. L’objectif est de transformer les pôles scientifiques et technologiques en pôles économiques, contribuant concrètement à la construction de la nouvelle économie basée sur la connaissance et la technologie, conformément aux directives du président de la République.

Dans son allocution lors de la première édition du Salon des produits des programmes nationaux de recherche, tenu au pôle technologique Abdelhafid Ihedaden, le ministre de l’Économie de la connaissance, des start-ups et des micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a affirmé que l’université s’est aujourd’hui ouverte à l’entrepreneuriat. « Il est temps que l’université ouvre ses portes au secteur privé », a-t-il déclaré, afin que celui-ci puisse contribuer au sein même du campus. Le démarrage se fera à partir de ce pôle d’excellence, selon lui. Il a ajouté que la start-up pourra disposer de ses locaux sociaux au sein de l’université, afin d’être proche des enseignants, chercheurs et étudiants. Cette expérience de regroupement des start-ups sera renouvelée dans d’autres universités, avec pour objectif que les pôles scientifiques et technologiques deviennent des pôles économiques participant activement à la construction de l’économie nouvelle, basée sur la connaissance et la technologie.

Ouadah est également revenu sur la dynamique entrepreneuriale à l’université et sur les actions menées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ces dernières années pour encourager les étudiants à entreprendre. Il a estimé qu’il est désormais temps d’encourager également les chercheurs et les enseignants à l’entrepreneuriat, affirmant que l’enseignant et le chercheur peuvent s’engager pleinement dans cette dynamique et créer des entreprises. Il a soutenu que même l’enseignant-chercheur, en tant que fonctionnaire, doit pouvoir lancer sa micro-entreprise ou sa start-up, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur pour établir le cadre légal nécessaire.

Le ministre a souligné que les projets de recherche présentés lors du salon seront accompagnés pour devenir des micro-entreprises ou des structures annexes au sein des mêmes centres de recherche et universités, voire des entreprises de grande taille permettant de réduire l’usage de technologies étrangères. « Il s’agit de compter sur nos cerveaux et nos compétences », a-t-il insisté, en mobilisant les moyens mis à disposition par l’État dans les universités et les centres de recherche, afin de résoudre les problématiques technologiques des secteurs industriels et économiques.