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La justice reporte l’examen de l’« affaire Aoun et ses coaccusés »

L’ancien ministre, son fils, Charaf-Eddine Amara et des hommes d’affaires poursuivis pour corruption

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Le pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger a décidé, ce lundi, de reporter le procès de l’ancien ministre Ali Aoun au 16 février courant, à la suite d’une demande introduite par la défense.

L’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, fait face à un nouveau volet de poursuites judiciaires dans une affaire impliquant 25 personnes, entre accusés et témoins. Parmi elles figurent son fils, Charaf-Eddine Amara , ancien président du groupe Madar, actuellement incarcéré dans le cadre d’autres affaires, ainsi que plusieurs hommes d’affaires et anciens responsables. La liste des personnes poursuivies comprend également le directeur général de l’hôtel El Aurassi et le propriétaire d’une marque de véhicules chinois commercialisés en Algérie.

L’acte d’accusation retient des faits qualifiés de graves, résumés par des chefs d’inculpation portant sur le dilapidation de fonds publics et la conclusion de marchés illégaux, ayant touché de grands groupes industriels, notamment le groupe sidérurgique Imetal et la Société nationale de l’industrie sidérurgique.

Les investigations portent en particulier sur des opérations suspectes liées à la commercialisation de déchets ferreux, qui auraient causé d’importants préjudices financiers au Trésor public, selon les éléments du dossier.

Ali Aoun comparaît dans cette affaire en état de liberté, sa mise en cause ayant entraîné la fin de ses fonctions ministérielles en novembre 2024. Ce dossier remet en lumière son parcours judiciaire : condamné en 2007 dans l’« affaire Khalifa » alors qu’il présidait le groupe Saidal, il avait bénéficié d’un acquittement en 2022, avant de se retrouver aujourd’hui confronté à de nouvelles accusations.