Acquis importants dans le statut particulier des fonctionnaires de l'éducation

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Le ministre de l'Éducation nationale, Mohamed Seghir Saadaoui, s'est engagé, après avoir écouté les préoccupations des représentants syndicaux, à veiller à la publication du statut et du système indemnitaire des employés du secteur dans les délais fixés par le président de la République, soulignant que la loi comportait des acquis importants pour les fonctionnaires de toutes les branches de l'éducation, susceptibles d'améliorer leurs conditions matérielles et professionnelles.

Le ministre a présidé hier sa première réunion avec les syndicats du secteur, qu'il a qualifiée de « rencontre de bienvenue », tout en soulignant qu'elle incarnait également la volonté réelle et la détermination de faire des organisations syndicales une force participative pour réaliser la grande valeur de l'héritage du dialogue social national. Le ministre Saadaoui a qualifié le dialogue social de « mécanisme de mobilisation des efforts » dans le processus de renouveau national et de gestion des services publics dans les différents secteurs de l'État pour atteindre les objectifs de développement souhaités.

Il a ajouté qu'en se basant sur l'affirmation du président de la République selon laquelle le processus de développement ne peut être accompli par une seule partie, mais dans le cadre d'un dialogue national impliquant tous les acteurs et partenaires pour atteindre ses objectifs, « nous sommes déterminés à mettre en œuvre la vision du président et convaincus que le dialogue et le travail participatif sont les moyens les plus efficaces pour gérer le secteur ».

Dans ce cadre, le ministre a indiqué qu'en partant de la fonction essentielle du secteur éducatif, l'objectif commun recherché par tous les partenaires et acteurs concernés est de produire un vivier de compétences dans le secteur public comme privé, une vision fondée sur les principes et règles incarnées dans les lois de la République, ainsi que dans la perspective du président, dans le programme électoral et le plan d'action du gouvernement, ainsi que dans les stratégies des secteurs qui s'inscrivent dans une démarche de travail participatif avec les syndicats.

Le ministre a aussi précisé que la loi avait doté le secteur de services et de structures, lui conférant des pouvoirs et des responsabilités en matière de gestion, de planification, de prospective, de suivi et d'exécution pour atteindre ses objectifs. Cependant, a-t-il ajouté, cela n'empêche pas de constater des manquements ou des lacunes dans certaines wilayas, précisant que la performance des secteurs publics à l'échelle mondiale peut comporter des défaillances, « car l'erreur est possible, et c'est ce qui ouvre la voie à une autre instance pour contrôler, surveiller et alerter », faisant référence au rôle des syndicats.

Le ministre a réaffirmé la conviction des autorités supérieures concernant l'importance du dialogue et du travail participatif, « ce qui nous renforce avant tout… celui qui nous alerte sur nos erreurs améliore notre performance ». Il a aussi exprimé la reconnaissance du rôle que jouent les syndicats dans le soutien et le renforcement du travail gouvernemental, et, en conséquence, a appelé les syndicats à définir une méthodologie de travail, en commençant par la réunion d'hier.

Dans ce cadre, le ministre a annoncé qu'un débat serait ouvert sur la méthodologie de travail en collaboration avec les syndicats, de manière fluide, garantissant à tous les partenaires la liberté de soumettre leurs préoccupations à l'administration centrale. Sur cette base, un agenda de réunions bilatérales avec les syndicats serait déterminé, et les responsables centraux ont été chargés de recevoir leurs représentants pour écouter leurs préoccupations et propositions, en vue de rendre le contenu des séances « précis ». Afin d'atteindre cet objectif et de garantir la rapidité des performances, le ministre a révélé avoir donné des instructions à ses responsables centraux pour traiter les dossiers urgents sans laisser de points en suspens, ces actions devant se dérouler dans le cadre de réunions de travail où chacun pourra s'exprimer, et où des solutions et chiffres clairs seront convenus.

Le ministre a proposé d'organiser deux rencontres par semaine, chaque séance étant consacrée à deux syndicats, avec la possibilité de proposer une autre méthode de travail à l'avenir. 

Il a aussi rappelé que les lois modernes de la République rendent obligatoires les réunions avec le partenaire social, ce qui renforce l'importance du travail participatif, considérant que l'ouverture du dialogue et du travail participatif est un moyen efficace pour suivre la performance du secteur et soumettre des avis et propositions pour l'améliorer.

Le ministre a également rappelé que les institutions de l'État sont tenues de protéger le droit syndical dans le cadre de la loi 23/02 relative à l'exercice du droit syndical, ainsi que la loi 23/08 concernant la prévention des conflits collectifs de travail, qui se concentrent toutes sur la liberté syndicale et l'indépendance des organisations syndicales, tout en garantissant la protection du droit syndical et l'engagement des institutions publiques à fournir les conditions nécessaires à son exercice.