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Ce jeudi, l'Institut National de la Santé Publique a annoncé officiellement l'activation du registre des AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux) en Algérie, dont la préparation a commencé il y a un certain temps.

Concernant ce registre, le professeur Abderrazak Bouamra, directeur de l'Institut National de la Santé Publique, a déclaré dans cet entretien que "le travail sur ce registre a commencé depuis un certain temps par des spécialistes des services spécialisés dans la prise en charge des AVC". Il a précisé que ce registre est un outil permettant "de recenser les nouveaux cas d'AVC enregistrés chaque année", ajoutant que "c'est le premier registre de ce type en Algérie, qui recense les cas ainsi que le taux d'incidence, tant chez les hommes que chez les femmes, ce qui nous permet d'obtenir une base de données spécifique à la maladie que nous pouvons exploiter, tant dans la recherche scientifique que dans les études, en nous appuyant sur ces données, notamment pour mettre en place une stratégie efficace pour prendre en charge cette maladie".

Le professeur a souligné que "les résultats obtenus proviennent d'un système d'information rigoureux, validé, et que les données relatives aux AVC de l'année 2024 seront publiées au cours du premier trimestre de 2025, car le travail sur le terrain a eu lieu cette année, et aujourd'hui, nous annonçons sa mise en œuvre officielle".

En ce qui concerne l'évaluation de la propagation des AVC en Algérie, le professeur Salma Kasraoui, cheffe du service des maladies neurologiques à l'hôpital Franz Fanon de Blida, a indiqué qu'il y a "une augmentation notable du nombre de cas ces dernières années".

Elle a ajouté que "l'AVC, qui résulte d'une obstruction des artères menant au cerveau, cause une paralysie partielle qui peut entraîner des complications graves, voire la mort, si le patient n'est pas pris en charge rapidement". Selon elle, le problème majeur dans les urgences neurologiques réside dans "le non-respect du traitement des facteurs de risque, tels que l'hypertension, le diabète, l'obésité et le tabagisme. Si ces facteurs, notamment l'hypertension et le diabète, ne sont pas pris en charge correctement, cela conduit inévitablement à un AVC".

Concernant les patients victimes d'AVC, le professeur Kasraoui a observé que "ces dernières années, un nombre important de patients que nous recevons sont âgés de 25 à 35 ans. Cela est dû aux facteurs mentionnés précédemment, tels que le tabagisme précoce, l'obésité chez nos enfants et le manque d'activité physique, tous contribuant à l'apparition des AVC".

Elle a recommandé d'adopter un mode de vie sain et de pratiquer du sport pour prévenir ces accidents. En cas d'AVC, elle a insisté sur l'importance de parvenir à l'hôpital dans les heures qui suivent l'incident, c'est-à-dire dans les quatre premières heures, pour garantir l'efficacité du traitement.