Nation

Création du Haut Conseil de la communauté scientifique algérienne à l'étranger

Une participation remarquable de scientifiques et de chercheurs de haut niveau établis à l'étranger

  • 9
  • 2:15 Min

rachLe ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé, ce dimanche, à la bibliothèque centrale du pôle scientifique et technologique Chahid Abdelhafid Ihaddaden de Sidi Abdellah, à Alger, la réunion constitutive du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l'étranger, en présence de scientifiques et de chercheurs algériens de renom venus de différentes régions du monde.

Dans son allocution, prononcée en présence de 24 chercheurs algériens établis à l'étranger, ainsi que de sept autres ayant participé par visioconférence, le ministre a qualifié la création de ce Conseil de « moment charnière » marquant l'émergence d'un nouveau cadre de structuration de la communauté scientifique algérienne expatriée.

Selon lui, cette initiative s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des engagements du président de la République visant à offrir aux compétences scientifiques algériennes établies à l'étranger l'opportunité de contribuer à l'édification de leur pays et au développement national, notamment à travers l'expertise, le conseil et le transfert de technologies. Elle permet également de doter cette démarche d'un cadre juridique garantissant sa concrétisation.

Kamel Baddari a ajouté que les compétences algériennes de la diaspora scientifique contribueront à la réalisation des objectifs de l'Algérie nouvelle. Il a estimé que cette démarche traduit la vision du président de la République, fondée sur l'implication de cette élite scientifique dans le développement et la construction nationale.

Le ministre a également souligné que la création de ce Conseil, placé sous l'autorité du président de la République, revêt une forte portée politique. Elle consacre, selon lui, la reconnaissance de la place éminente qu'occupe la communauté scientifique algérienne à l'étranger auprès de la société, de l'État et du chef de l'État. Cette instance permettra aussi de renforcer la souplesse et l'efficacité de la dynamique qu'elle impulsera, en faisant de la science, du savoir et de l'innovation des piliers essentiels de la sécurité nationale.

Dans une perspective prospective, le ministre a indiqué que les principales missions de ce Haut Conseil consisteront notamment à accompagner le transfert de technologies, à établir des passerelles entre les scientifiques algériens établis à l'étranger et les universités ainsi que les centres de recherche en Algérie, et à mettre en place un dispositif de veille scientifique et technologique destiné à soutenir le développement du système économique national.

En conclusion, Kamel Baddari a précisé que les membres du Conseil disposeront d'une totale liberté pour débattre de toutes les questions relatives aux objectifs de cette nouvelle structure, à ses relations avec les autres instances existantes et aux mécanismes les plus efficaces pour permettre aux scientifiques de la diaspora de contribuer au développement de leur pays, en mettant au service de l'Algérie les connaissances et les compétences acquises à l'étranger.