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Le sélectionneur du Nigeria met Petković dans l’embarras (Vidéo)

Il dévoile de nouveaux détails concernant le quart de finale de la CAN entre les « Super Eagles » et les « Verts ».

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Le sélectionneur de l’équipe nationale nigériane, Éric Chelle, est revenu ce lundi sur le quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, remporté par les Super Eagles face à la sélection nationale algérienne sur le score de2-0, lors du match disputé au stade de Marrakech au mois de janvier dernier.

Dans des déclarations accordées à la chaîne française RMC Sport, Chelle a déclaré :

« J’ai eu l’honneur d’entraîner pendant six mois en Algérie (le MC Oran), ce qui m’a permis de mieux découvrir le football algérien et le joueur algérien. C’est un joueur technique, qui aime effectuer tous les exercices avec le ballon. Le public algérien prend beaucoup de plaisir lorsque son équipe conserve la possession. Je savais que l’affronter serait techniquement difficile et que, si je leur laissais jouer librement, j’aurais rencontré de gros problèmes. C’est pour cela que nous avons exercé un pressing intense».

Dans ses propos, le technicien malien a mis en difficulté le sélectionneur national Vladimir Petković, qui avait choisi d’entamer la rencontre sans avant-centre classique, en se passant de Baghdad Bounedjah au profit de Mohamed Amoura. Il a ajouté :

« Quand j’ai vu le onze de départ, j’ai compris que nous allions accentuer encore plus la pression. Si Bounedjah avait été présent, les choses auraient été différentes. En football, les options pour sortir du pressing sont limitées : soit par des passes courtes et techniques, soit par de longs ballons vers l’attaquant capable de contrôler de la poitrine et de faire remonter le bloc. Lorsque j’ai constaté l’absence de Bounedjah dans le onze de départ, je me suis dit : “Ouf, c’est bon pour nous les gars, pressez encore plus”. »

Le même intervenant a poursuivi en soulignant que les choix tactiques de Petković lui ont facilité la tâche durant la rencontre. Interrogé sur la raison pour laquelle Bounedjah n’a pas été aligné dès le début de la seconde période, il a répondu : « Je pense qu’il s’attendait à une baisse du rythme que nous avions imposé. Notre intensité physique diminue généralement entre la 60ᵉ et la 70ᵉ minute. Pour ma part, je m’attendais à voir Bounedjah entrer dès l’entame de la deuxième mi-temps».

Bien que la prestation catastrophique du corps arbitral, dirigé par le Sénégalais Issa Sy, ait eu un impact sur le résultat final du match, plusieurs analystes ont toutefois critiqué les choix du sélectionneur suisse, estimant qu’ils ont contribué à cette élimination amère, notamment en raison de l’écart de Bounedjah face à une équipe réputée pour sa puissance physique.