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Les agressions du Maroc mobilisent la CAF

« El Khabar » révèle le contenu des échanges de la FAF avec la Confédération africaine après les incidents du match USM Alger – OC Safi

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La Confédération africaine de football a annoncé, dans la nuit d’hier, un état d’alerte maximale après les événements graves survenus lors du match entre l’Olympique de Safi marocain et l’USM Alger en match retour de la demi-finale de la Coupe de la CAF.

Selon une source d’« El Khabar », la Fédération algérienne de football a adressé une correspondance à la CAF seulement trente minutes après l’envahissement du terrain par les supporters du club de Safi et leurs agressions contre les joueurs de l’équipe algérienne. La FAF a indiqué dans sa correspondance urgente à l’instance continentale que : « Le match entre l’Olympique de Safi et l’USM Alger n’avait pas encore débuté, et une demi-heure s’est écoulée, nous assistons actuellement à un envahissement du terrain par les supporters de l’équipe locale, et des agressions sont en cours contre les joueurs de l’équipe algérienne et ses supporters. »

La FAF a insisté dans sa correspondance sur le fait que l’équipe algérienne et ses supporters étaient en danger, et que l’équipe locale n’avait pas assuré la sécurité dans le stade, ce qui impose l’intervention de la CAF pour protéger l’équipe algérienne et ses supporters.

Selon notre source, l’un des joueurs de l’USM Alger a été blessé par un supporter de l’Olympique de Safi lors de l’envahissement du terrain, et il a été demandé au commissaire du match de consigner cet incident, tandis que la FAF est restée en contact avec les responsables de l’USM Alger, en particulier Saïd Alik, afin de contrecarrer toute tentative des responsables du club adverse d’imputer des accusations à la délégation algérienne.

Les joueurs et responsables de l’USM Alger sont restés, après avoir fui les agressions des supporters de Safi, à proximité des vestiaires sans y entrer, afin d’éviter que leur présence dans les vestiaires soit exploitée comme un refus de retourner sur le terrain.

Face à la gravité de la situation, des responsables de la CAF ont contacté le président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi, lui assurant que toutes les mesures seraient prises pour protéger la délégation algérienne et lui rendre justice.

Malgré l’intervention de la CAF et la décision de ne pas annuler le match, qui a finalement débuté avec environ une heure et demie de retard par rapport à l’horaire officiel, l’équipe algérienne a réussi à décrocher sa qualification pour la finale, un exploit qui a accentué l’état d’alerte de la FAF et de la CAF par crainte de nouvelles agressions contre l’équipe et ses supporters. Les supporters algériens ont quitté le stade vers une heure du matin, évitant toute provocation des Marocains afin de ne pas être entraînés vers des poursuites judiciaires arbitraires comme cela avait été le cas avec des supporters sénégalais lors de la « finale scandaleuse » de la dernière Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc.

Il convient de noter le flou de plusieurs règlements de la CAF, notamment en Coupe de la CAF, où la réglementation fixe clairement le délai que l’arbitre doit attendre avant de déclarer un match annulé en cas de problème d’éclairage au stade (45 minutes), mais reste vague dans le cas où le match ne commence pas ou est interrompu en raison de l’envahissement du terrain par les supporters. Dans ce cas, le règlement laisse à l’arbitre la décision d’arrêter ou non le match, sans fixer de durée précise pour prendre cette décision.

Il convient également de souligner la bonne prestation de l’arbitre rwandais Samuel Wekunda durant le match, qui n’a pas été influencé par la pression marocaine répétée. L’arbitre VAR, le Sénégalais Issa Sy, qui avait été au centre de la polémique lors du quart de finale de la dernière Coupe d’Afrique entre l’Algérie et le Nigeria, a même signalé à l’arbitre principal une main dans le temps additionnel de la première mi-temps commise par un joueur de Safi, ce qui a conduit à l’attribution d’un penalty en faveur de l’équipe algérienne, transformé par Ahmed Khaldi, auteur du but ouvrant la voie à la qualification de l’USM Alger pour la finale.

Le nouveau scandale du Maroc dans l’organisation des compétitions sur son territoire s’ajoute à un « long registre » de scandales, qui révèle clairement la réalité du pays, désormais qualifié de « champion des scandales, des agressions et des manipulations ». Ses agressions contre les supporters sénégalais et l’arrestation de plusieurs d’entre eux, suivies de leur incarcération, sont citées comme des exemples de représailles après la victoire du Sénégal en finale continentale face au Maroc.

Le Maroc aurait réussi à exposer au monde entier les pratiques de manipulation, de non-respect des règles et d’instrumentalisation de la Confédération africaine de football à travers l’influence de Fouzi Lekjaa, membre du Conseil de la FIFA et du comité exécutif de la CAF, afin d’obtenir des victoires non méritées lors de la CAN, avant que la « justice divine » ne se manifeste en finale et ne lui inflige une humiliation mondiale.

Les dérives du Maroc et l’utilisation de la commission des recours pour s’approprier un titre marocain trois mois après la finale de la CAN comptent parmi les plus grands scandales ayant choqué le monde, révélant une situation critique où le pays instrumentalise la CAF à des fins politiques au détriment des principes sportifs et éthiques.

Enfin, il est rappelé que la plainte sénégalaise devant le Tribunal arbitral du sport de Lausanne pourrait, selon le règlement de la CAN, aboutir à une décision annulant l’attribution du titre au Maroc et confirmant qu’il revient légitimement au Sénégal.