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Réunion extraordinaire à Téhéran

Sur fond de craintes croissantes d’un nouvel affrontement entre l’Iran, d’une part, et l’entité sioniste et les États-Unis, d’autre part.

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L’agence de presse iranienne a annoncé, ce lundi soir, la fin de la réunion quadripartite tenue à Téhéran, avec la participation de l’Iran, de l’Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie, consacrée aux questions de sécurité régionale et aux développements dans la région.

Selon l’agence, l’ordre du jour a porté sur « la sécurité régionale, les répercussions de l’agression militaire et la poursuite des attaques, ainsi que l’aide aux peuples palestinien et libanais ».

De son côté, la présidence iranienne a indiqué que le président Massoud Pezeshkian, lors de sa rencontre avec les délégations saoudienne, pakistanaise et turque, avait affirmé que son pays était disposé à approfondir la coopération et à régler les différends. Il a souligné son soutien à tout accord susceptible de renforcer l’unité, la cohésion, la sécurité et le développement dans la région.

Pezeshkian a déclaré que Téhéran revendiquait ses droits légitimes dans le cadre du droit international et qu’il se défendrait avec fermeté. Il a exprimé l’espoir que les grandes nations musulmanes jouent un rôle actif dans le renforcement de la stabilité régionale.

Plus tôt dans la journée, l’agence iranienne Tasnim avait rapporté, citant Ali Bagheri Kani, vice-secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, que de hauts responsables saoudiens, turcs et pakistanais devaient se rendre à Téhéran. Il s’agit du ministre saoudien de la Défense, Khalid ben Salmane, du chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et du directeur du renseignement turc, Ibrahim Kalin.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a précisé que la proposition d’organiser cette réunion avait été formulée lors de la visite à Téhéran du chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, avant d’être acceptée par la partie iranienne. Le ministère a également annoncé la visite d’une délégation qatarie à Téhéran dimanche, dans le cadre de la poursuite des discussions en cours avec les pays de la région.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a qualifié cette initiative d’« événement important » dans le processus de développement de la diplomatie régionale, estimant qu’elle constituait une étape concrète pour examiner les mécanismes de coopération sécuritaire entre les pays de la région sur la base d’intérêts communs.

Baghaï a souligné que la réalisation d’une sécurité durable au Moyen-Orient nécessitait de s’appuyer sur les capacités et la volonté des pays de la région, « loin des ingérences extérieures ». Il a exprimé l’espoir que cette réunion ouvre la voie à un élargissement de la coopération régionale.

Pour sa part, le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères chargé de la diplomatie publique, Raed Qarmali, a déclaré que les délégations des trois pays rencontreraient le président iranien, Massoud Pezeshkian, ainsi que le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaï.

Il a indiqué que cette visite s’inscrivait dans le cadre des efforts visant à réduire l’escalade, à encourager le dialogue et les solutions diplomatiques, ainsi qu’à soutenir la médiation menée par le Qatar et le Pakistan et à renforcer la coopération entre les pays de la région afin de parvenir à la sécurité et à la stabilité.

Déclaration saoudienne

De son côté, le ministère saoudien des Affaires étrangères a annoncé, dans un communiqué, que la visite du ministre saoudien de la Défense, accompagné de représentants des pays signataires de l’accord de défense commune de La Mecque, à Téhéran, s’inscrivait dans le cadre des efforts continus visant à réduire l’escalade entre les parties à la crise régionale actuelle.

Le ministère a précisé que les rencontres prévues avec de hauts responsables iraniens avaient pour objectif d’encourager le dialogue et de promouvoir les solutions diplomatiques, tout en soutenant les efforts de médiation menés par le Qatar et le Pakistan pour renforcer la sécurité et la paix dans la région.

Ces discussions constituent la première rencontre de haut niveau entre la République islamique d’Iran et des représentants des trois pays depuis l’intensification des attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite.

Plus tôt ce mois-ci, les ministres des pays signataires de l’« accord de La Mecque » avaient tenu une réunion d’urgence à Riyad, au cours de laquelle ils étaient convenus de garantir le « déploiement rapide » des forces et des capacités militaires dans le royaume.

Parallèlement, les craintes d’une nouvelle confrontation entre l’Iran, d’une part, et l’entité sioniste et les États-Unis, d’autre part, se sont accentuées.

L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan avaient signé, en août dernier, l’« accord de défense commune de La Mecque », qui stipule que toute attaque armée contre l’un des trois pays est considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires.