Le Zimbabwe a annoncé, mercredi, l’interdiction de l’exportation de toutes les matières premières et concentrés de Lithium, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer le contrôle de l’État sur ses ressources minérales stratégiques.
La mesure est entrée en vigueur à effet immédiat et restera applicable « jusqu’à nouvel ordre », couvrant tous les minerais, y compris ceux qui sont encore en transit, selon un communiqué du ministère des Mines.
Le ministre des Mines, Paulite Kambamura, a déclaré que le gouvernement compte sur la coopération du secteur minier pour appliquer cette décision, prise dans l’intérêt national.
La sécurisation des minerais stratégiques, indispensables à la fabrication des batteries électriques et à l’industrie de défense, constitue aujourd’hui une priorité mondiale.
La concurrence autour de ces ressources pousse plusieurs pays africains à renforcer leur contrôle sur l’activité minière, en incitant les entreprises à transformer les matières premières localement afin d’augmenter les revenus nationaux.
Le ministre a indiqué que le gouvernement entamera prochainement des consultations avec le secteur minier afin de définir les nouvelles orientations, affirmant l’engagement des autorités en faveur de la transparence, de la transformation locale des minerais, de l’ajout de valeur et du respect des obligations liées à l’exportation des ressources minières du Zimbabwe.
Le Zimbabwe possède les plus grandes réserves africaines de Lithium, un minerai largement exporté vers la Chine et utilisé dans la fabrication des batteries pour véhicules électriques.
Outre le lithium, le pays dispose d’importantes réserves de métaux du groupe du platine (rhodium et palladium), ainsi que de Copper et de Nickel.
Selon des données de la Banque mondiale, le secteur minier contribue à environ 14,3 % du produit intérieur brut du Zimbabwe, ce qui en fait le deuxième pilier de l’économie nationale.
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