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Les développements autour de l'arrestation de l'écrivain algérien Boualem Sansal, qui a récemment acquis la nationalité française, révèlent une obsession pathologique pour l'Algérie de la part des partisans de l'extrême droite et des lobbies sionistes qui contrôlent aujourd'hui les postes de décision français et sont influents dans les comités de rédaction des médias français, ainsi qu'une politique de deux poids, deux mesures dans le traitement de questions indivisibles.
Les contradictions françaises sont particulièrement visibles lorsque l’Algérie défend sa souveraineté et refuse toute ingérence.
Les positions du président français Emmanuel Macron et de tous les hommes politiques, journalistes et médias français soulèvent plusieurs interrogations sur la pertinence et la cohérence de leurs positions et leur incohérence avec les positions antérieures qu'ils ont adoptées et les lois dissuasives adoptées par le législateur français.
Ils brandissent des arguments implacables contre quiconque s’y oppose lorsqu’il s’agit de leurs affaires internes, de leurs propres intérêts ou de leurs enjeux extérieurs. Cependant, ils violent ces principes et les détournent de leur contexte, lorsqu’il s'agit des autres, en particulier si ce tiers est l'Algérie.
La contradiction et le double discours français se manifestent à chaque fois qu'il s'agit de l'Algérie ou de sa défense de sa souveraineté, de son unité et de son refus d'ingérence dans ses affaires internes. La France cherche à instrumentaliser l'affaire de l'arrestation de Boualem Sansal pour des positions jugées en Algérie comme portant atteinte à l'histoire, à l'unité et à la stabilité du pays.
Aucun État au monde ne tolère de telles actions, mais la France mobilise tous les moyens médiatiques et diplomatiques possibles pour ternir l'image de l'Algérie.
La même France qui défend Boualem Sansal, alors qu’elle qui sait pertinemment qu'il a commis un acte punissable même par la loi et les us français, viole ces droits et libertés dont elle prétend être défenseur, lorsqu’il s’agit de douter ou de nier l'Holocauste juif ou la « Shoah ».
Le président français et ceux qui ont surfé sur la vague des préjugés contre l'Algérie devraient se rappeler que la France a poursuivi l'intellectuel et négationniste français Robert Faurisson qui a nié l'Holocauste juif et qui a été condamné à trois mois de prison et démis de ses fonctions à l'université.
Cependant, cette même France n’hésite pas à mobiliser tous ses moyens médiatiques et diplomatiques pour défendre une personne qui ne se contente pas de remettre en question des événements historiques, mais va jusqu'à douter de l'existence même de l'État, de ses frontières historiques et de l'unité de son territoire, tracées par le sang de ses martyrs au fil de l'histoire !
La France doit d'abord se réconcilier avec elle-même, cesser son hypocrisie flagrante et arrêter de politiser l’apolitique. Sansal, qui s’est attaqué à l’histoire, aux frontières et à l’unité d’un pays dont il porte la nationalité, doit affronter la justice de ce pays avec le même courage qui l’a poussé à remettre en question son passé et son intégrité territoriale.
Le système français, dominé par la droite, est habitué à bafouer la liberté d’expression et n’a aucune légitimité pour donner des leçons en la matière. Les exemples de violations des droits humains et de la liberté d’expression abondent, sans parler du soutien à des criminels de guerre et à l’« holocauste » perpétré à Gaza.
Parmi les cas où le système français se trouve en contradiction avec ses propres principes de respect de la liberté d’expression, on peut citer celui de la militante française pro-palestinienne Amira Zaiter, emprisonnée pour son soutien à la cause palestinienne sous prétexte d'une accusation vague et extensible : l'« apologie du terrorisme ». Pendant ce temps, le véritable terrorisme, celui du sionisme, est glorifié, défendu, justifié et soutenu par la France, y compris par la fourniture d'armes.
On peut également évoquer l'affaire du joueur algérien Youcef Atal, poursuivi pour une publication sur les réseaux sociaux, ainsi que l'exemple absurde et révélateur de la duplicité française impliquant le DJ franco-algérien DJ Snake. Ce dernier a été contacté par le président Macron pour supprimer un post appelant à mettre fin au génocide à Gaza, alors même que ce génocide est avéré, ses auteurs étant poursuivis par la Cour pénale internationale.
Pourtant, la France a accordé l’immunité au Premier ministre israélien, l'empêchant d’être arrêté lors de visites en France, en violation de ses engagements internationaux au titre du Statut de Rome et des décisions de l’Union européenne exigeant l’application des mandats de la CPI.
La France, dans toutes ses composantes officielles, partisanes et médiatiques, qui défend aujourd'hui Sansal et la liberté d'expression, dont l'affaire n'a rien à voir avec la question de la liberté d'expression et de la liberté d'opinion, n'a pas dit un mot lorsqu'il s'est agi de l'assassinat par son allié sioniste de plus de 175 journalistes à Gaza, dont la seule culpabilité était d'exercer leur métier et de rendre compte de la réalité du génocide sioniste à Gaza. La défense de Sansal par la France est avant tout une condamnation de la France elle-même et une mise à nu de la vérité et de la mission de sa marionnette Sansal.