Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, accompagné du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a tenu aujourd’hui vendredi à Ouagadougou des entretiens bilatéraux élargis avec le ministre burkinabè de l’Énergie, des Mines et des Carrières, M. Yaacouba Zabré Gouba, axés sur le renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays dans les secteurs des hydrocarbures, de l’électricité, des énergies renouvelables, des mines et de l’industrie.
La rencontre s’est déroulée en présence du président-directeur général du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, et du président-directeur général de la société Naftal, Djamel Cherdoud, ainsi que de cadres du secteur, des représentants du corps diplomatique algérien accrédité à Ouagadougou, et des représentants des différentes instances gouvernementales burkinabè dans les domaines des hydrocarbures, de l’électricité, des mines et de l’industrie.
Ces entretiens s’inscrivent dans la dynamique renouvelée des relations de coopération algéro-burkinabè, concrétisant les orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à consolider les partenariats africains et à renforcer la coopération Sud-Sud, notamment dans les secteurs stratégiques ayant un impact direct sur le développement économique et social.
Dans le domaine des hydrocarbures, les perspectives d’approvisionnement du Burkina Faso en produits pétroliers raffinés ont été examinées, ainsi que le renforcement de la coopération entre le groupe Sonatrach et la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY), notamment dans les domaines de l’approvisionnement, de l’amélioration des chaînes d’approvisionnement, du développement des capacités de stockage et de distribution, et du renforcement de la sécurité de l’approvisionnement.
Les deux parties ont également discuté de la possibilité pour le Burkina Faso de bénéficier de l’expertise algérienne dans la production, le transport et la distribution des produits pétroliers, en particulier le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et le propane, ainsi que de l’étude de la possibilité d’accompagner le côté burkinabè dans la création d’un centre de remplissage de bouteilles de gaz butane et dans l’équipement nécessaire.
Le ministre d’État a affirmé la disponibilité de l’Algérie, à travers le groupe Sonatrach et sa filiale Naftal, d’accompagner le Burkina Faso tout au long de la chaîne de valeur des hydrocarbures, y compris les produits pétroliers, leur transport et leur distribution, ainsi que les aspects réglementaires et institutionnels, en intensifiant les programmes de transfert de connaissances et de formation au profit des cadres burkinabè.
Dans le domaine de l’électricité et des énergies renouvelables, les deux parties ont passé en revue les opportunités de développement de la coopération entre le groupe Sonelgaz et la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (SONABEL), notamment dans les domaines de l’augmentation des capacités de production, du développement des réseaux de transport et de distribution, de l’accompagnement des projets structurants, de la maintenance et de la fourniture d’équipements électriques, ainsi que du soutien aux programmes d’électrification rurale et au développement de projets d’énergies renouvelables.
Dans le secteur minier, les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération dans l’exploitation et la valorisation des ressources minières, à travers l’échange d’expériences, le transfert de connaissances et la formation, contribuant ainsi à la valorisation des ressources naturelles et à la création de valeur ajoutée pour soutenir le développement économique.
Dans le domaine industriel, le ministre d’État a confirmé la disponibilité de l’Algérie à accompagner et à approvisionner le Burkina Faso en ciment ou en clinker. Les moyens de développer l’industrie du ciment au Burkina Faso ont été étudiés, soit par la réalisation de projets industriels structurants à moyen terme, soit par l’adoption de solutions pratiques rapides pour répondre aux besoins immédiats liés au développement et à la construction, en s’appuyant sur l’expertise du Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA).
Les deux parties ont accordé une importance particulière à la formation et au renforcement des capacités humaines, le contingent algérien ayant confirmé la disponibilité des instituts nationaux spécialisés pour accueillir des cadres et techniciens burkinabè dans des programmes de formation spécialisés dans les domaines des hydrocarbures, de l’électricité et des mines.
En conclusion, les deux parties ont affirmé leur détermination à activer des mécanismes de suivi communs pour concrétiser les axes de coopération convenus, reflétant la forte volonté politique des deux pays de construire un partenariat énergétique, minier et industriel durable, au service des intérêts des deux peuples frères et de renforcer le processus de coopération africaine.
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