Alors que la crise s’intensifie entre États-Unis et Iran, avec des menaces de frappes militaires imminentes, la Chine a appelé vendredi ses citoyens présents en Iran à « renforcer les mesures de sécurité et à quitter le pays dès que possible », évoquant des « risques sécuritaires externes ».
Dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères a recommandé d’éviter tout voyage vers l’Iran dans le contexte sécuritaire actuel. Les ambassades et consulats chinois en Iran ainsi que dans les pays voisins fourniront « l’assistance nécessaire » aux ressortissants souhaitant partir, que ce soit par vols commerciaux ou par voie terrestre.
Pékin a également élargi ses mises en garde à l’entité sioniste, appelant ses ressortissants à y renforcer leurs préparatifs d’urgence, signe d’une inquiétude croissante face à un éventuel expansion du conflit.
De leur côté, les États-Unis ont étendu les mesures d’évacuation à leurs diplomates dans l’entité et au Liban, tandis que des départs massifs d’Américains ont été signalés en Irak.
Ces développements interviennent un jour seulement après la conclusion du troisième cycle de pourparlers indirects entre Washington et Téhéran, mené sous médiation omanaise à Genève.
Parallèlement, les États-Unis ont déployé deux porte-avions dans la région, dont le porte-avions nucléaire USS Gerald R. Ford, considéré comme le plus grand au monde, parti jeudi d’une base située sur l’île grecque de Crète.
Ce dispositif constitue l’un des plus importants déploiements américains au Moyen-Orient depuis des décennies. Il intervient alors que le président Donald Trump avait accordé, le 19 février, un délai de 10 à 15 jours pour décider de la possibilité d’un accord avec l’Iran sans recours à la force.
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