À l’approche de la clôture de la deuxième période des transferts (le mercato hivernal) du championnat de Ligue 1 professionnelle pour la saison sportive 2025-2026, prévue pour demain, le 31 janvier 2026, une large controverse a émergé concernant la possibilité de prolonger cette période ou d’ouvrir une fenêtre exceptionnelle pour l’enregistrement des joueurs.
Cependant, une lecture juridique rigoureuse des textes réglementaires nationaux et internationaux tranche la question sans aucune ambiguïté. Les règlements de la Fédération internationale de football (FIFA), notamment le Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs, stipulent que les fédérations peuvent modifier les dates des périodes d’enregistrement uniquement avant leur ouverture, avec une affirmation explicite de l’impossibilité de les changer ou de les prolonger après leur début. Par conséquent, toutes les rumeurs concernant l’ouverture d’une période exceptionnelle ne reposent sur aucun fondement juridique, et la FIFA n’accorde aucune autorisation exceptionnelle en la matière.
Par ailleurs, l’enregistrement des joueurs professionnels s’effectue exclusivement via le Système de Transfert International (TMS). Une fois la période d’enregistrement arrivée à terme, il devient techniquement et juridiquement impossible d’inscrire un nouveau joueur professionnel dans ce système.
Quant à ce qui a été relayé au sujet de l’article 6, paragraphe 3, du Règlement FIFA sur le Statut et le Transfert des Joueurs (RSTJ), celui-ci concerne des cas exceptionnels très limités, relatifs à des joueurs dont les contrats ont été résiliés pour juste motif ou sans juste motif, ou dont les contrats ont pris fin avant la clôture de la période d’enregistrement de leurs clubs d’origine. Ces situations sont examinées individuellement et ne signifient en aucun cas l’ouverture d’une période générale de transferts.
Sur le plan national, la circulaire n°64, datée du 27 novembre 2025, publiée à l’issue de la réunion du bureau fédéral tenue le 26 novembre 2025, demeure la référence juridique décisive. Elle stipule clairement que tout joueur professionnel inscrit sur une feuille de match durant la phase retour, même s’il n’a pas effectivement participé à la rencontre, n’est pas autorisé à être transféré vers une autre équipe.
Étant donné que cette circulaire n’a ni été annulée ni modifiée, elle reste en vigueur et s’impose à toutes les instances. En conséquence, la deuxième période des transferts prend fin demain, le 31 janvier 2026, sans possibilité de prolongation, et aucun joueur inscrit sur une feuille de match lors de la phase retour avec son club d’origine ne peut être enregistré ailleurs. Toute participation en violation de ces dispositions est considérée comme illégale et expose ses auteurs aux sanctions prévues par les lois et règlements en vigueur.
Les clubs de Ligue 1 professionnelle attendent ainsi le dernier jour du mercato et les éventuelles surprises qu’il pourrait réserver. Il est toutefois possible d’affirmer que les clubs ont fait preuve d’une grande activité en matière de recrutement, tant au niveau local que, surtout, à l’étranger.
Le marché a en effet connu une forte agitation marquée, dans de nombreux cas, par l’absence de critères professionnels ou sportifs clairs, en raison de décisions prises par les présidents de clubs sans réelle planification technique, profitant d’une quasi-absence de mécanismes de contrôle effectifs de la part des sociétés propriétaires.
Sous la pression des supporters et l’influence de pages Facebook gérées par des intermédiaires et agents de joueurs, plusieurs clubs ont procédé à des recrutements sans la moindre étude technique, comme en témoignent les cas de libération et de résiliation de contrats de joueurs recrutés seulement lors de l’été dernier, tout en leur accordant des indemnités financières conséquentes.
Un engouement notable pour les joueurs étrangers, notamment africains, a également été enregistré depuis le relèvement du nombre de licences étrangères à cinq joueurs par équipe. Une orientation qui laisse présager de lourdes conséquences, parmi lesquelles la marginalisation du joueur local, l’affaiblissement de la politique de formation et l’enterrement des jeunes talents censés représenter l’avenir du football algérien.
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