La députée franco-algérienne Sabrina Sebaihi a annoncé, hier, à l’Assemblée nationale française, le dépôt d’une proposition de loi visant à restituer le canon « Baba Merzoug » à son pays d’origine, l’Algérie, en avançant plusieurs arguments et faits.
Sebaihi a précisé, dans un message publié sur son compte sur la plateforme « X », que ce dossier est lié aux questions de mémoire et de justice historique, affirmant qu’« on ne peut pas construire l’avenir sur des souvenirs de guerre ».
Pour la parlementaire, qui jouit d’une popularité au sein des communautés immigrées, la mémoire ne doit pas « rester à sens unique », en référence à l’approche adoptée par les autorités françaises dans la gestion des questions mémorielles sous leurs différentes dimensions, notamment avec l’Algérie.
Sebaihi compte relancer ce dossier, après une série de tentatives précédentes visant à traiter les questions liées à la mémoire et au patrimoine algérien conservé en France pour diverses raisons.
Le canon « Baba Merzoug » est une pièce historique remontant à la période ottomane en Algérie. Il se trouve actuellement dans le port de Brest.
Par ailleurs, l’Assemblée nationale française a adopté, le 13 avril, une nouvelle loi visant à « faciliter la restitution des biens culturels transférés depuis leurs pays d’origine durant la période coloniale ». Toutefois, ce processus pourrait rencontrer des difficultés et des obstacles, notamment en cas d’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.
On ne construit pas l’avenir sur des trophées de guerre. Je dépose une proposition de loi pour restituer le canon Baba Merzoug dit « La Consulaire » à l’Algérie parce que la mémoire ne peut pas rester à sens unique et parce que la justice ne s’expose pas dans un arsenal.… pic.twitter.com/fcHkFN8PFU
— Sabrina Sebaihi (@SabrinaSebaihi) April 20, 2026
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