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Le Parlement arabe condamne…

Les déclarations d’un responsable américain suggérant que l’État d’Israël pourrait dominer l’ensemble du Moyen-Orient.

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Le Parlement arabe a condamné, dans un communiqué publié ce lundi, des déclarations affirmant qu’il serait « acceptable » que l’État d’Israël impose son contrôle sur l’ensemble du Moyen-Orient, y compris la Cisjordanie occupée.

Le communiqué, signé par son président et président de l’Assemblée populaire nationale, Ibrahim Boughali, et publié sur le compte officiel de l’institution sur Facebook, souligne que ces propos constituent « une violation manifeste des usages diplomatiques et un parti pris explicite en faveur de l’occupation ». Il les qualifie également de violation directe du droit international et des résolutions des Organisation des Nations unies, qui insistent sur l’illégalité de l’occupation et l’interdiction de l’acquisition de territoires par la force. Le texte estime en outre que ces déclarations portent atteinte aux droits des peuples arabes ainsi qu’à la souveraineté et à la stabilité des États de la région.

Le Parlement arabe a indiqué que les propos en question contredisent la position précédemment exprimée par le président des États-Unis rejetant l’annexion de la Cisjordanie, tout en s’inscrivant dans des politiques contraires aux engagements des États-Unis au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, où ils occupent un siège permanent.

Le communiqué souligne que justifier la domination et légitimer l’occupation ne contribue ni à la sécurité ni à la paix dans la région, mais alimente au contraire les tensions et aggrave l’instabilité.

L’instance a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales pour protéger le peuple palestinien et soutenir ses droits légitimes, notamment l’établissement de son État indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem comme capitale.

Le Parlement a conclu en réaffirmant l’attachement de la nation arabe à ses constantes et à ses droits historiques, ainsi que son rejet de toute tentative de porter atteinte à sa souveraineté ou de falsifier les réalités historiques et géographiques.