Protestations au pavillon français du Salon du Livre de Tunis

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Les activistes de la Coordination "Action commune pour la Palestine" ont fait irruption dans le pavillon du Centre culturel français lors de la Foire internationale du livre à Tunis, pendant que des activités culturelles étaient organisées.
Les manifestants ont brandi le drapeau palestinien et scandé des slogans en soutien à la résistance, tout en condamnant les positions de la France. Ils ont crié "France coloniale" et "Vive la Palestine, gloire à la résistance". Un grand nombre de visiteurs de la foire ont rejoint les activistes et scandé les mêmes slogans, considérant que la France est toujours responsable du pillage des richesses de la Tunisie depuis des décennies.
Ce qui a poussé la direction du pavillon français à interrompre ses activités et mettre fin à la session culturelle qui se déroulait à ce moment-là. De nombreux participants ont quitté la salle, car le nombre de manifestants en colère et de partisans du mouvement a augmenté, s'opposant aux positions françaises favorables à l'entité sioniste.
Avant ça, des militants favorables à la résistance et à la cause palestinienne avaient, également, envahi le pavillon italien lors de la Foire internationale du livre, où des activités culturelles et des discussions étaient organisées avec la participation de l'ambassadeur italien en Tunisie, Alessandro Bruno. Les manifestants ont expulsé l'ambassadeur pour protester contre la complicité de l'Italie et ses positions favorables à l'agression du régime sioniste et à ses crimes contre les Palestiniens dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre dernier.
Les protestataires ont confronté l'ambassadeur italien en lui disant qu'il n'était pas le bienvenu en Tunisie et dans la foire. Ils ont accusé son gouvernement de participer à l'agression contre Gaza, comme ils ont scandé "Italie fasciste" et ont levé les drapeaux palestiniens, clamant la liberté pour la Palestine et la chute des régimes occidentaux complices et ayant pris part aux massacres. Les manifestants ont exprimé à l'ambassadeur qu'il n'était pas le bienvenu en Tunisie et que c'était une honte pour son pays de participer à ce crime.